HSBC France gagne des parts de marché dans le crédit immobilier
Après trois années de stagnation, les encours de crédit immobilier de HSBC France ont progressé de 11% l’an dernier, pour atteindre 12 milliards d’euros fin décembre. «Notre production de crédits immobiliers a augmenté de 39%, à 2,7 milliards d’euros, alors que le marché a reculé de 32%», a annoncé hier Jean Beunardeau, directeur général de HSBC France, lors de la présentation de ses résultats. Souvent mieux-disante que ses concurrents, selon plusieurs professionnels du marché, la banque récuse avoir pratiqué des prix cassés pour faire croître sa clientèle. Preuve en serait la stabilité, à 45.000, du nombre de nouveaux clients Premier, disposant d’un prêt immobilier de plus de 150.000 euros ou de 75.000 euros d’avoirs financiers.
«On était dans le marché. Les autres joueurs, pour ne pas être présents, avaient augmenté leurs prix», affirme Miguel Barrieras, directeur du marché des entreprises. «Le coût de la liquidité était déjà intégré dans nos coûts, les autres ont augmenté leur prime de liquidité», renchérit Gilles Denoyel, directeur général délégué. Il réfute toute inflexion de la politique de risque de HSBC France dont le ratio de prêts sur dépôts s’est amélioré, passant de 109 % à 105 %. Auprès des entreprises, l’encours moyen a progressé de seulement 3%, à 9,9 milliards d’euros, mais la banque s’est engagée à prêter un milliard supplémentaire aux PME exportatrices, après 1,2 milliard l’an dernier.
HSBC France ne communique plus sur ses revenus, mais 2012 marque le retour à des profits proches de ceux d’avant l’exercice 2011, marqué par la dépréciation des portefeuilles d’emprunts d’Etats. L’an dernier, le bénéfice avant impôt a été multiplié par six, à 450 millions d’euros, malgré l’impact négatif d’éléments non opérationnels pour environ 200 millions (variation de la dette propre et ajustements comptables avec la maison mère).
La BFI est redevenue le premier contributeur, avec un résultat imposable de 400 millions d’euros, contre 105 millions pour la banque de détail, 158 millions pour la banque d’entreprise et une perte de 9 millions en banque privée. Cette dernière a subi des charges de restructuration après le transfert des petits comptes vers le réseau de détail. Autre point noir, les encours de gestion d’actifs ont reculé de 3%, à 68 milliards d’euros, en raison de sorties nettes d’environ 5 milliards d’euros, selon nos calculs, essentiellement sur le monétaire.
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