HSBC arrête la banque privée offshore pour ses clients américains
Alors que les autorités américaines ont récemment accentué la pression sur le secteur bancaire concernant l’évasion fiscale de certains de leurs contribuables, la banque HSBC a pris les devants en décidant d’arrêter de fournir des services de banque privée à ses clients américains à partir de comptes tenus hors du pays. «Après examen des services que nous pouvons fournir aux clients américains à partir de lieux extérieurs aux Etats-Unis, nous pensons que les clients américains seront mieux servis par nos équipes de banque privée aux Etats-Unis», a déclaré une porte-parole du groupe.
Si le rapport avec les enquêtes menées par la justice américaine n’est pas clairement avoué, il semble néanmoins que la décision de HSBC ait été prise pour apaiser les autorités afin de ne pas connaître le même sort que certains de ses concurrents.
La semaine dernière, Credit Suisse a annoncé faire l’objet d’une enquête de la justice américaine sur son rôle dans la fraude fiscale de certains contribuables. Le géant UBS avait dû quant à lui verser en 2009 quelque 780 millions de dollars puis dévoiler l’identité de plus de 4.000 clients pour mettre fin aux poursuites de la justice américaine. HSBC, Julius Baer et la Banque cantonale de Bâle sont également dans le viseur.
Il faut dire que l’étau se resserrait autour de la banque britannique, et notamment sur ses activités en Inde. En janvier et juin, deux contribuables avaient été accusés par le fisc américain d’avoir dissimulé l’existence de comptes détenus chez HSBC India.
La banque a donc récemment envoyé une lettre à ses clients redevables de l’impôt aux Etats-Unis et détenant des comptes en Inde et en Suisse pour les avertir de l’arrêt de ses services de banque privée en dehors des Etats-Unis, leur donnant 30 jours pour fermer leurs comptes. «Une équipe dédiée de conseillers aidera les personnes concernées dans le processus de transition», a indiqué la porte-parole, précisant qu’il s’agissait d’un «nombre très faible de clients».
Début juillet, la banque suisse Wegelin avait pris une décision encore plus drastique en décidant de se séparer purement et simplement de ses clients américains, dans la perspective des nouvelles règles fiscales américaines pour 2013 obligeant les établissements à travers le monde à communiquer au fisc américain les comptes détenus par ses contribuables.
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