Groupama se ménage une marge de manœuvre pour Fondiaria Sai
L’assureur français confirme avoir demandé l’autorisation de monter jusqu’à 19,9 % au capital de son homologue italien
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Antoine Duroyon
Repoussé mi-mars par la famille Ligresti, aux commandes de la holding Premafin, Groupama n’a pas enterré son projet de s’emparer d’une part significative de sa filiale Fondiaria-Sai (FonSai). «Faisant suite aux informations publiées dans la presse italienne, Groupama confirme avoir déposé auprès de l’Isvap (le régulateur italien des assurances, ndlr) une demande d’autorisation de franchissement du seuil de 10% de détention d’actions de Fondiaria Sai en vue de préserver toute flexibilité, Groupama n’ayant pas d’intentions hostiles», a expliqué hier l’assureur mutualiste dans un communiqué. Ce qui lui permettrait d’aller jusqu'à 19,9%.
Dans un entretien au journal Le Monde daté de vendredi, le directeur général de Groupama, Jean Azéma, précise d’ailleurs rester «en contact avec les protagonistes avec qui, de surcroît, nous sommes en très bons termes». Le dirigeant estime par ailleurs en référence à UniCredit, qui vient de conclure un investissement de 170 millions d’euros dans FonSai (pour 6,6% du capital), qu’une banque n’a pas vocation à rester éternellement au capital d’un assureur. «Il se pourrait alors que nous revenions dans le jeu» prévient-il.
Le projet initial prévoyait l’acquisition de 17,1% du capital de Premafin à l’occasion d’une augmentation de capital, avant d’acquérir entre 17 % et 20 % de la filiale FonSai. Mais la Consob, l’autorité boursière italienne, avait opposé son veto en exigeant le lancement de deux offres publiques d’achat distinctes. Selon le quotidien italien Il Messagero, le conseil d’administration de FonSai devrait se réunir le 11 mai pour discuter des modalités financières de cette augmentation de capital. Banca Akros table sur un prix d’émission avoisinant les 5 euros par titre. L’action FonSai a clôturé hier à Milan en hausse de 1,18% à 6,44 euros.
A poste équivalent, l'écart de rémunération entre hommes et femmes ne devra bientôt plus dépasser 5 % dans la plupart des entreprises. Selon une récente étude, il est déjà quasiment nul dans le secteur financier.
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