Groupama devrait dévoiler son plan d’action dans les prochains jours
Les événements s’accélèrent chez Groupama. Dans un entretien publié sur l’intranet du groupe le 15 novembre, que L’Agefi s’est procuré, Thierry Martel, son directeur général, annonce que «d’ici à la fin du mois du novembre, nous proposerons [au conseil d’administration] des mesures concrètes pour rétablir notre marge de solvabilité». S’il ne donne aucun détail, il évoque l’hypothèse de «la réalisation de plus-values sur certains actifs, à la fois industriels et non industriels». Une nécessité alors que sa marge de solvabilité est sous pression en raison de la crise des dettes souveraines et de la chute des marchés actions (15 % des actifs du groupe). Thierry Martel annonce aussi que «la nouvelle équipe de direction de Groupama S.A sera mise en place d’ici à la fin novembre».
De fait, depuis plusieurs jours, le groupe fait face à une cascade de départs au sein de son état-major. Après les démissions d’Helman le Pas de Sécheval, directeur général de la caisse Groupama Centre Atlantique et ancien directeur financier du groupe, et de Frédérique Granado, directrice de la communication et membre du comité de direction (révélées dans L’Agefi Quotidien du 17 novembre), c’est Isabelle Calvez, directrice des ressources humaines groupe, qui a annoncé, lors du comité central d’entreprise (CCE) de vendredi, qu’elle quitterait la compagnie fin janvier 2012.
Le CCE n’a, en revanche, pas permis de lever le voile sur la santé financière de Groupama. «La direction n’a donné aucun élément sur la marge de solvabilité ni sur le besoin de fonds propres du groupe, relate Martial Le Pennec, délégué syndical central CFDT. Elle a toutefois reconnu la nécessité de ‘dérisquer’ le bilan du groupe pour réduire le besoin de fonds propres compte tenu de notre allocation d’actifs». De même, interrogée sur d’éventuelles cessions de filiales, la direction s’est contentée de rappeler que «toutes les pistes sont à l’étude mais qu’aucune décision n’a été prise pour l’instant», selon Martial Le Pennec.
Enfin, tout en écartant l’idée d’un adossement, la direction regarde toujours les solutions possibles en vue de faire appel, éventuellement, à des investisseurs étrangers. Faute d’éléments tangibles, les organisations syndicales ont déclenché un droit d’alerte et procédé à la désignation du cabinet d’expert Secafi Alpha pour avoir une analyse détaillée du bilan de l’assureur.
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