Goldman Sachs promeut 95 associés dont cinq à Paris
Tous les deux ans, Goldman Sachs annonce une nouvelle promotion de «partners», ou associés, et, cette année, Paris est à l’honneur.
Être nommé «partner» confère un statut particulier dans la banque, qui n’en compte d’ailleurs qu’environ 400 sur ses plus de 40.000 salariés. Ce titre est très prisé dans le monde de la finance et souligne l’importance et l’ancienneté du salarié. Il implique généralement beaucoup de responsabilités, tous les membres du comité exécutif de Goldman Sachs sont associés.
«Les membres de la promotion d’associés 2024 ont contribué de manière significative à notre activité et à notre culture, notamment en offrant à nos clients toute la profondeur et l'étendue de la firme, en opérant et en exécutant avec excellence, et en développant des équipes talentueuses dans le monde entier», a indiqué dans un communiqué David Solomon, PDG de Goldman Sachs.
Sur les 95 nouveaux partners dévoilés le 7 novembre par la banque américaine et qui prendront leur poste le 1er janvier prochain, 70% sont basés en Amérique du Nord, essentiellement à New York, la ville concentrant 55 nominations à elle seule. La zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) en compte 21 et l’Asie-Pacifique 8.
A lire aussi: Goldman Sachs se sert un copieux dividende au buffet des hôtels B&B
27% de femmes
Cette nouvelle promotion compte 26 femmes, ce qui constitue un record mais ne représente encore que 27% du nombre global. Goldman Sachs indique que les nommés affichent en moyenne une ancienneté de 16 ans dans la banque et 29% d’entre eux ont réalisé leur stage d’été («summer interns») dans le groupe.
Cette fournée 2024-2025 illustre également une certaine montée en puissance de Paris dans le dispositif européen de Goldman Sachs. Alors qu’aucun associé n’avait été nommé depuis 2016, le bureau parisien bénéficie de cinq promotions d’un coup, ce qui place la capitale française sur le podium des villes les plus mises en avant derrière New York et Londres (15 nominations).
Cette promotion va également plus que doubler le nombre de partners à Paris, qui n’en comptait que quatre jusqu’à présent.
Les cinq heureux élus sont :
Marine Abiad : co-responsable de la distribution Equity pour le bureau parisien, elle a rejoint Goldman Sachs en 2010 en tant qu’analyste.
Sebastian Ayton : co-responsable de la vente des produits à taux d’intérêt pour la zone EMEA, il a rejoint la banque en 2008, également en tant qu’analyste.
Anne Bizien : elle a rejoint Goldman Sachs comme managing director en 2018. Elle couvre les opérations de fusions-acquisitions pour la France, la Belgique et le Luxembourg tout en dirigeant le pôle activisme et conseil aux actionnaires pour la zone EMEA.
Marc d’Andlau : il est co-responsable du bureau parisien et responsable Global Banking & Markets – Public Distribution pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
Jans Meckel : co-responsable pour la zone EMEA du «Fixed Income Currencies and Commodities Derivatives Origination», il a rejoint Goldman Sachs en 2002 au poste d’analyste.
Plus d'articles du même thème
-
L’ESBanque et l’Université Paris Nanterre lancent un Master finance durable
Dispensé sur deux ans en alternance, il combine enseignements académiques et immersion progressive en entreprise. -
Invesco renforce sa distribution d’ETF en Suisse
La société de gestion dévoile l’arrivée d’un directeur senior de clientèle ETF pour la Suisse. -
HSBC AM recrute une co-responsable des actions quantitatives
Il s’agit de Srilatha Singh, qui vient d'Axa IM.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France