Goldman Sachs poursuit son déploiement vers les particuliers
La banque achète l’application Clarity Money afin de développer les activités de prêts et d'épargne de sa division Marcus.
Publié le
Olivier Pinaud
Goldman Sachs se développe progressivement dans la banque de détail.
-
Photo Bloomberg.
Goldman Sachs entre dans la poche des particuliers. Alors que des rumeurs circulaient depuis un mois, la banque américaine a officialisé hier l’acquisition de l’application Clarity Money, confirmant ainsi son déploiement progressif dans la banque de détail. L’opération vient renforcer les activités de Marcus, la division de prêts personnels et de produits d’épargne lancée en 2016 par Goldman Sachs. Jusqu’à présent, Marcus ne disposait d’aucune application de distribution sur les téléphones mobiles. La banque travaillait depuis plusieurs mois sur le développement de sa propre application de finances personnelles, projet baptisé FiDi en interne. L’achat de Clarity Money lui permet de gagner un peu de temps.
Une fois téléchargée, l’application Clarity Money examine les différentes dépenses de l’utilisateur puis le conseille sur celles qui pourraient être supprimées ou renégociées. Elle propose également des services de crédit. Clarity Money revendique environ 1 million d’utilisateurs qui viendront renforcer la base de Marcus qui compterait environ 350.000 clients. Marcus aurait déjà produit pour plus de 2 milliards de dollars de prêts.
Clarity Money a été cofondée début 2017 par Adam Dell, le frère de Michael Dell, le fondateur et premier actionnaire éponyme du groupe d’informatique. Depuis sa création, l’application a levé 15 millions de dollars, en deux tours de table. Citi Ventures avait notamment participé à la seconde levée de fonds en mars 2017.
Les modalités de l’acquisition n’ont pas été dévoilées. Selon le Wall Street Journal, Goldman Sachs aurait déboursé plusieurs millions de dollars. Signe des ambitions de la banque dans ce domaine, Adam Dell rejoint le cercle des associés de Goldman Sachs, un titre rarement accordé à des personnalités extérieures à la banque. La vingtaine de salariés de Clarity Money va également rejoindre la banque.
L’intégration de Clarity Money nécessitera quelques éclaircissements. L’application proposait à ses utilisateurs les cartes de crédit de plusieurs établissements (JPMorgan, Citi ou American Express), concurrents potentiels de Goldman Sachs. Omer Ismail, le directeur opérationnel de Marcus, avait indiqué la semaine dernière que la banque réfléchissait à émettre ses premières cartes de crédit.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
François Villeroy de Galhau, gouverneur sortant de la Banque de France, a profité du traditionnel rapport annuel de l’Autorité de contrôle pour dresser le bilan d’une décennie de régulation et surtout formuler ses vœux pour l’avenir de la supervision bancaire et assurantielle.
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Le chef de l'Etat peine à convaincre les Français du lien entre son action à l'international pour tenter de débloquer le détroit d'Ormuz et ses effets dans le pays sur les prix de l'essence à la pompe
Avant de quitter ses fonctions, le général Pierre Schill a lancé cet objet nouveau, indépendant de l’institution militaire et dédié au renforcement de la cohésion nationale.
Les accords d’Abraham nomment une normalisation des relations entre Israël et certains Etats arabes (les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc), qui a eu lieu en 2020. Le président américain estime que Ryad et Doha devraient en faire de même, car « tous les autres pays devraient suivre »