Geniki aura coûté 1,4 milliard d’euros à la Société Générale
La banque française coupe définitivement ses liens avec sa filiale grecque au prix d’une perte nette de 100 millions au troisième trimestre sur l’opération
Publié le
Alexandre Garabedian
En l’espace de quelques jours, la Société Générale et le Crédit Agricole viennent de sortir du bourbier grec. S’agissant de la banque rouge et noir, la cession de sa filiale Geniki à Piraeus Bank se traduira par une perte nette de 100 millions d’euros dans les comptes du troisième trimestre, qui seront dévoilés le 8 novembre. L’impact sur le ratio de solvabilité core tier one du groupe n’est pas significatif. Morgan Stanley a épaulé la banque française dans cette transaction.
Pour boucler la vente de sa filiale à 99%, la Société Générale a dû consentir deux gestes d’une valeur totale de 444 millions d’euros qui porteront le ratio core tier one de la banque grecque à 17%. A la demande de la Banque de Grèce, elle va injecter 281 millions d’euros dans Geniki sous la forme d’une avance convertie en capital; ce montant devrait être revu à la marge d’ici au bouclage de l’opération. Le groupe souscrira par ailleurs des obligations Piraeus Bank d’une valeur de 163 millions d’euros. D’ici au 31 juillet 2014, ces produits structurés sur mesure seront convertis, soit en «instruments en capital» représentant 0,5 % du capital dilué de Piraeus, soit, sous un scénario défavorable, en titres tier one dépréciés.
La vente de Geniki se fera par ailleurs, non pour un euro symbolique, comme Emporiki, mais pour un million d’euros… La Société Générale ne précise pas comment ces différents éléments la conduisent à afficher une perte de 100 millions d’euros sur la transaction.
L’aventure Geniki aura coûté au total environ 1,4 milliard d’euros au groupe, entre prix d’acquisition, recapitalisations successives et dépréciations. Un montant très élevé en valeur absolue, mais encore bien inférieur aux 8,8 milliards d’euros engloutis par le Crédit Agricole dans le dossier Emporiki, qui a assombri l’horizon boursier de la banque verte pendant au moins deux ans.
A la différence du Crédit Agricole, encore exposé à Emporiki à travers des lignes de liquidité jusqu’à fin 2014, la Société Générale coupe tout lien avec la banque grecque. Les financements fournis par le groupe à Geniki avaient déjà été réduits à 168 millions d’euros à fin 2011. L’accord ne prévoit pas non plus de transferts d’actifs de l’établissement vers la Société Générale, alors que CA CIB devrait hériter d’un portefeuille de financement de bateaux d’Emporiki pour 800 millions.
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