Generali fait une halte dans son programme de cessions pour se renforcer en Allemagne
Le recentrage des activités de Generali se poursuit. L’assureur italien a indiqué hier qu’il prévoyait de prendre le contrôle total de sa filiale allemande, en rachetant les 7% d’actions qu’il ne détient pas encore. A l’issue de cette opération, Generali Deutschland, qui a généré 17,6 milliards d’euros de primes en 2012, sera sorti de la cote d’ici à la fin du premier semestre 2014, ce qui permettra de procéder à des synergies.
Generali s’est ainsi engagé dans une opération de placement de 15,5 millions de ses propres actions correspondant à 1% de son capital, à un prix de 13,95 euros par titre, pour financer l’acquisition d’une première tranche de 3% de la filiale, estimée à 171 millions d’euros. Une émission orchestrée par BNP Paribas, Morgan Stanley et UBS, qui a permis de lever 216,7 millions d’euros correspondant à une augmentation de 1,2 point de son ratio de solvabilité 1. Une fois le seuil des 95% de participation franchi, Generali exercera son droit de racheter les 4% restants par le biais d’une procédure de cession forcée. La levée de l’option sera néanmoins soumise à l’aval des actionnaires de la filiale, qui se verront proposer une prime d’indemnisation en numéraire.
«L’acquisition des intérêts minoritaires dans Generali Deutschland Holding est en ligne avec notre but de simplifier le groupe. Il s’agira d’un investissement créateur de valeur qui générera un rendement supérieur aux objectifs de résultats indiqués dans notre plan stratégique», explique le directeur général de Generali, Mario Greco, qui a entrepris une mutation radicale du groupe depuis sa prise de fonction en août dernier. Avec 70 milliards d’euros de primes collectées, Generali vise un ratio Solvabilité 1 supérieur à 160%, 600 millions de réductions de coûts, et une génération de cash flow d’au moins 2 milliards d’ici à 2015.
Dans le cadre de son programme de cession d’actifs de 4 milliards d’euros, le groupe a procédé le mois dernier à des cessions de participations minoritaires au Mexique qui lui ont permis de récolter 858 millions, ainsi qu’à la vente d’activités de réassurance-vie aux Etats-Unis à Scor pour 579 millions. Reuters indiquait récemment que la banque portugaise Banco Espirito Santo et l’espagnole Bankinter seraient en lice pour le rachat de BSI, sa filiale de banque privée suisse, d’une valeur comptable d’environ 2,3 milliards d’euros.
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