Generali envisage des acquisitions ciblées pour accélérer son expansion
Baptême du feu réussi pour Gabriele Galateri. Le nouveau président de Generali, nommé le 8 avril en remplacement de Cesare Geronzi, a vécu ce samedi une assemblée générale d’une rare quiétude. Après des mois de vives tensions internes, l’ancien président de Telecom Italia entend désormais être «le garant de l’harmonie et de la stabilité» de la gouvernance de la compagnie. Preuve que la hache de guerre est enterrée entre les administrateurs, Vincent Bolloré, actionnaire et vice-président de Generali et soutien de Cesare Geronzi, a finalement approuvé les comptes 2010 de la société, alors qu’il s’était abstenu de le faire au cours d’un conseil d’administration en mars.
Fin connaisseur de la compagnie, dont il fut vice-président de 2003 à 2010, Gabriele Galateri ne compte pas apporter d’inflexions à la politique de développement conduite par la direction en place. A l’instar de ses prédécesseurs, il a insisté sur l’expansion internationale du groupe.«La diversification géographique reste un des piliers fondamentaux du groupe», a-t-il déclaré. De fait, l’assureur entend accélérer sa présence en Europe de l’Est et en Asie. Si priorité est donnée à la croissance organique, le groupe n’exclut pas des «acquisitions ciblées de niche pour compléter nos positions », a indiqué Giovanni Perissinotto, directeur général de Generali.
L’assureur a d’ailleurs profité de cette grand-messe pour clarifier la situation sur sa coentreprise avec le groupe tchèque PPF, objet de vives critiques par Vincent Bolloré. «Une remise en cause de ce partenariat n’est pas à l’ordre du jour et il n’est pas exclu qu’on se développe dans d’autres pays, comme la Russie», a indiqué Giovanni Perissinotto, qui a pourtant mandaté Mediobanca pour examiner cet accord et ses évolutions stratégiques.
Cette assemblée générale a enfin été l’occasion pour Generali de faire le point sur son activité au premier trimestre. A fin mars, l’assureur a collecté 19,1 milliards d’euros de primes, soit un recul de 8,3 % par rapport au premier trimestre 2010, pénalisé la forte contraction de la collecte de primes uniques en assurance vie. En revanche, la compagnie enregistre une croissance de 2,1 % en assurance dommages, les primes s’élevant à 6,8 milliards d’euros. «Notre résultat trimestriel devrait être en croissance», a cependant indiqué Giovanni Perissinotto, sans toutefois divulguer le moindre chiffre.
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