Generali accélère sa restructuration
Mario Greco, administrateur délégué de Generali, passait hier son deuxième grand oral devant les investisseurs à Londres. Après un peu plus d’une année en poste au sein du troisième assureur européen, le professionnel a détaillé sa stratégie de restructuration à horizon 2015.
Annoncés en janvier lors d’une précédente réunion avec les investisseurs, l’objectif de rentabilité sur fonds propres de 13% ainsi que celui d’un ratio de solvabilité supérieur à 160% d’ici à 2015 ont ainsi été réaffirmés. Generali est cependant allé plus loin en annonçant un relèvement de ses réductions de coûts à 750 millions d’euros d’ici à 2015, comparé à un objectif initial de 600 million euros, et à 1 milliard d’euros en 2016 : l’assurance vie contribuera à hauteur de 40% de cet objectif comparé à 60% pour l’assurance dommages. «Nous n’avons pas l’intention de nous lancer dans une vague de réduction importante des effectifs» a toutefois indiqué Mario Greco.
Grâce à ce plan d’économies qui passera par une rationalisation des activités, le groupe table désormais sur une amélioration de son objectif de résultat opérationnel brut de 1,6 milliard d’euros. Generali a également introduit un nouvel objectif d’endettement en dessous des 35%, contre 40% à fin septembre, ainsi qu’un taux de contribution des différentes filiales à la trésorerie du groupe au moins égal à 75%.
L’ensemble de ces mesures permet au lion de Trieste de laisser entrevoir une hausse de son dividende. L’action Generali a d’ailleurs pris 1,51% à 16,84 euros hier à la Bourse de Milan.
La politique de recentrage du groupe vers ses métiers de l’assurance va également se poursuivre. Generali, qui a d’ores et déjà engrangé 2,4 milliards d’euros de recettes au travers de la cession d’un certain nombre d’actifs (Midgal, Generali USA Life Re, Mexico et Fata) vise toujours un total de 4 milliards d’euros de cessions à horizon 2015. Mario Greco, qui a indiqué que les négociations pour la vente de la banque privée suisse BSI se poursuivaient, a néanmoins refusé de commenter l’identité des autres activités que le groupe souhaitait céder.
Défendant âprement le bilan du groupe sur les dix derniers mois, le directeur général a exprimé sa colère devant la décision en début de semaine par S&P de mettre la note de Generali sous surveillance négative : «C’est une erreur flagrante», a-t-il estimé.
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