GE poursuit son désengagement de la sphère des services financiers
C’est confirmé. General Electric compte placer en Bourse l’an prochain une participation de 20% dans son activité nord-américaine de financement aux particuliers. L’année suivante, le conglomérat scindera complètement cette activité, alors mieux capitalisée, via une distribution d’actions à ses investisseurs en échange d’actions ordinaires GE. Il pourrait également céder le solde de sa participation post-IPO. Abritée au sein de GE Capital, l’activité gère des cartes de crédit et des prêts pour le compte de grands corporates (Wal-Mart, J.C. Penney, Pep Boys...).
Son bénéfice a atteint 665 millions de dollars au troisième trimestre (+50% en glissement annuel) et devrait avoisiner, pour l’ensemble du pôle «consumer», les 2 milliards de dollars en 2013. A titre de comparaison, le groupe américain de cartes de crédit Discovery Financial Services, qui a dégagé l’an dernier un résultat net de 2,4 milliards de dollars, affiche une capitalisation boursière de 24,8 milliards de dollars.
Après l’IPO fin octobre de son activité suisse de crédit aux particuliers (GE Money Bank), le groupe dirigé par Jeffrey Immelt prend une mesure encore plus ambitieuse pour relâcher ses liens avec la sphère du financement. L’ENI (ending net investment income) de GE Capital, une mesure des actifs hors cash, totalisait 385 milliards de dollars fin septembre, en baisse de 19% sur un an. Cela ferait de la structure la cinquième banque commerciale des Etats-Unis, selon les données de la Fed. Hormis cette activité de financement aux particuliers, le pôle fournit des services de prêt commercial et de leasing, du financement aux secteurs immobilier, aéronautique ou encore énergétique.
Ce désengagement doit se faire au profit des métiers industriels (pétrole, eau, santé, transports, etc...). Les bénéfices opérationnels qui en sont tirés devraient ainsi représenter 65% du total d’ici 2015, contre 55% sur une base comparable en 2012. Une mutation qui doit permettre à GE de tirer un trait sur les remous subis lors de la crise financière.
Le conglomérat, qui organisait hier une journée investisseurs, n’en garde pas moins une gestion active de ses branches industrielles. Le groupe a annoncé la cession de son activité de capteurs avancés au spécialiste américain des systèmes de connexion Amphenol pour 318 millions de dollars. Le pôle fournit des produits de détection aux secteurs des transports, de l’automobile et de la santé.
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