GE lancera à la fin du mois l’IPO de son financement retail aux Etats-Unis

La levée de fonds s'établirait à 3,1 milliards de dollars en milieu de fourchette. L’activité sera totalement scindée fin 2015
Antoine Duroyon

Le calendrier s’accélère pour le pôle de crédit aux particuliers de GE Capital aux Etats-Unis. L’entrée en Bourse partielle de cette activité, sous le nom de Synchrony Financial (ex-GE Capital Retail Bank) devrait intervenir à la fin du mois, a annoncé le 18 juillet le conglomérat américain. Selon le prospectus préliminaire, le prix de l’offre, pilotée par Goldman Sachs, JPMorgan, Citigroup et Morgan Stanley, se situe dans une fourchette indicative de 23 à 26 dollars l’action.

Sachant que 125 millions de titres seront proposés, représentant environ 15% du capital (hors option de sur-allocation), l’opération atteindrait 3,1 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) en milieu de fourchette. Un montant nettement supérieur aux 2,6 milliards de dollars levés par Ally Financial en avril.

La division financière du conglomérat conservera dans un premier temps une participation de 85% dans Synchrony Financial, soit une exposition d’environ 17 milliards de dollars. Elle vise une scission complète de l’activité fin 2015 via le transfert des titres restants à ses actionnaires. Avec l’IPO fin 2013 de son activité suisse puis la cession le mois dernier à Santander de ses activités de crédit à la consommation en Scandinavie et enfin l’entrée en Bourse de Synchrony Financial, GE multiplie les opérations afin de réduire le poids de ses activités financières. La contribution de cette division aux bénéfices du groupe s'établissait à 45% l’an dernier.

A l’inverse, le PDG Jeffrey Immelt veut hisser dans le même temps la contribution de la branche industrielle de 55% à 75%. C’est dans cette perspective qu’il a annoncé le mois dernier l’acquisition d’une partie des activités d’Alstom dans l'énergie, dont les turbines à gaz, pour 16,9 milliards de dollars. Cette opération devrait contribuer au bénéfice par action à hauteur de 6 à 9 cents en 2016.

«Avec la scission du financement retail et l’acquisition d’Alstom, nous repositionnons résolument la société pour le futur», a soutenu Jeffrey Immelt dans un communiqué. Il s’est par ailleurs félicité d’une hausse de 13% du bénéfice net du groupe au deuxième trimestre, à 3,55 milliards de dollars (35 cents par action), grâce au dynamisme du segment aviation et de la division gaz et pétrole.

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