GE élargit sa base de financement avec les dépôts bancaires de MetLife
General Electric vient de faire le grand saut dans l’activité des dépôts bancaires. Le conglomérat, via sa filiale GE Capital, a conclu le rachat de 7,5 milliards de dollars de dépôts auprès de MetLife Bank, la banque en ligne de l’assureur vie américain. Les conditions financières de l’opération, qui devrait être finalisée au deuxième trimestre de 2012, n’ont pas été dévoilées. Selon un porte-parole de MetLife, environ 3 milliards de dollars de dépôts liés à l’activité hypothécaire de l’assureur ne sont pas inclus dans la transaction. Ils seront cédés au cours des prochains mois.
Pour GE, l’intérêt de l’opération réside dans l'élargissement de sa base de financement. «Nous l’avons fait dans d’autres parties du monde. Nous ne l’avons pas encore fait dans ce pays (les Etats-Unis, ndlr). Nous allons concrétiser cela très rapidement, juste pour nous donner plus de diversité dans la manière dont nous finançons l’activité», prévenait récemment le patron de GE Capital, Mike Neal, à l’occasion d’une conférence avec les investisseurs. Ces 7,5 milliards de dollars de dépôts vont permettre au groupe d’entrer dans le top 100 des banques américaines.
GE Capital limite ainsi sa dépendance aux marchés de capitaux et optimise ses rouages, un an après avoir réduit la voilure dans des activités jugées peu profitables. En décembre 2010, GE Capital cédait à la banque espagnole Santander un portefeuille mexicain de créances immobilières d’une valeur de deux milliards de dollars. La filiale financière du conglomérat indiquait alors vouloir se désengager «d’activités non stratégiques qui souffrent d’un manque d'échelle pour contribuer à la réduction de son bilan».
Du côté de MetLife, c’est l’aboutissement d’un processus engagé en juillet. «Cet accord est une étape importante vers l’abandon du statut de holding bancaire pour MetLife», a estimé dans un communiqué le PDG de l’assureur, Steven Kandarian. MetLife est soumis à la supervision de la Réserve fédérale en raison de sa taille et de ses activités bancaires qui totalisaient 10,7 milliards de dollars de dépôts à fin septembre. En octobre la Fed, s’est opposée au relèvement du dividende et à la reprise d’un programme de rachat d’actions. L’accord officialisé hier résonne donc comme une nouvelle pleine de promesses pour les actionnaires de MetLife.
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