François Pérol s’assure le soutien du conseil de BPCE
Le conseil de surveillance de BPCE, présidé par Stève Gentili, «a tenu à témoigner à nouveau, à l’unanimité, sa confiance à François Pérol, dont le mandat de président du directoire de BPCE a été renouvelé en novembre 2012», selon un communiqué publié vendredi, au lendemain de la mise en examen du dirigeant. Le conseil s’est réuni «suite au souhait de François Pérol de l’informer de sa mise en examen dans le cadre de la procédure judiciaire engagée en 2009 sur les conditions de sa nomination à la tête des groupes Caisse d’Epargne et Banque Populaire».
La mise en examen de François Pérol, pour prise illégale d’intérêts a été annoncée le 6 février dans l’après midi. L’enquête porte sur les conditions de la nomination de cet ancien haut fonctionnaire de Bercy promu à la tête BPCE en 2009, groupe bancaire issu de la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires. Inspecteur des finances, François Pérol a passé deux années à l’Elysée comme secrétaire général adjoint, sous Nicolas Sarkozy.
A l’origine de la procédure, l’association Anticor et les syndicats CGT et Sud ont porté plainte auprès de la justice. Ils considèrent que François Pérol avait pris part à l’Elysée aux négociations sur la création du groupe BPCE et que sa nomination constitue une prise illégale d’intérêt. La loi interdit à un fonctionnaire de travailler pour une entreprise qu’il a surveillée, avec laquelle il a conclu un contrat ou qu’il a conseillée sur ses opérations dans les trois ans précédant son passage du public au privé.
Le parquet de Paris avait dans un premier temps classé les plaintes sans suite, estimant que le rôle de François Pérol avait été d’informer le président de la République et que le secrétaire général de l’Elysée « n'était pas une autorité publique compétente pour intervenir dans le dossier ».Mais les syndicats se sont alors portés parties civiles et après une nouvelle bataille judiciaire qui est allée jusqu'à la Cour de cassation, l’enquête a été de nouveau confiée au juge du pôle financier Roger Le Loire. La prise illégale d’intérêt est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 500.000 euros d’amende.
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