Dexia fait en Turquie un pas de plus sur le chemin de la rédemption
Dexia est dans les clous. Dans le cadre de l’accord conclu avec Bruxelles passant par des cessions d’actifs en contrepartie de l’approbation de l’aide publique reçue pendant la crise, la banque franco-belge a annoncé hier la cession de DenizEmeklilik, la filiale spécialisée en assurance-vie de Deniz Bank, elle-même filiale de banque de détail de Dexia en Turquie.
C’est MetLife qui emporte l’affaire, pour 162 millions d’euros. Le numéro un américain de l’assurance vie renforce ainsi «de manière considérable» ses activités dans «un marché stratégique clé en pleine croissance», selon un communiqué commun. D’autant que la cession de 99,86% du capital de DenizEmeklilik est assortie d’un accord de distribution exclusive d’une durée de quinze ans concernant la distribution des produits d’assurance-vie, pension, accident vie privée et perte d’emploi de MetLife par les agences Deniz Bank. Un pas certes modeste après le rachat d’Alico l’an passé auprès d’AIG pour 16,2 milliards de dollars, qui visait à doubler la contribution des activités internationales aux résultats du groupe.
MetLife aurait ainsi, selon Les Echos, devancé Axa, qui devrait désormais se contenter de négociations pour la distribution par Deniz Bank de ses produits en assurance dommages. L’assureur français et Dexia se refusaient hier à tout commentaire.
Surtout, la transaction dévoilée hier permet à Dexia de tenir le cap imposé par Bruxelles, dont le plan visait en effet une vente de DenizEmeklilik au plus tard le 31 octobre 2012. Dexia et MetLife entendent bien finaliser l’opération en 2011. Consolation pour la banque franco-belge contrainte de réduire la voilure, elle estime pouvoir en retirer une plus-value nette voisine de 119 millions d’euros, à laquelle s’ajoute un mécanisme de partage des bénéfices au profit de Deniz Bank dans le cadre de l’accord de distribution noué avec MetLife.
Mais Dexia ne touche pas tout à fait au but. Après avoir finalisé fin mars sa sortie de Banka Slovensko, la banque doit encore céder Crediop en Italie et Dexia Sabadell en Espagne, respectivement avant le 31 octobre 2012 et le 31 décembre 2013. Si ces deux pays ne présentent pas les mêmes promesses que la Turquie, le quotidien belge De Tijd a tout de même fait état fin mai de négociations avec plusieurs acheteurs potentiels concernant la part de 70% détenue par Dexia au capital de Crediop.
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