Dexia doit s’armer de patience pour la vente de Denizbank
Le dossier Denizbank reste toujours aussi problématique pour Dexia. La banque franco-belge qui négocie depuis plusieurs mois la cession de sa filiale turque aurait des déconvenues avec le seul prétendant encore officiellement en lice, Qatar National Bank (QNB). «L’offre (...) est à un prix extrêmement bas. La direction de Dexia s’est rendue à Doha il y a une semaine pour tenter de renégocier, mais sans succès», a rapporté Reuters de sources proches du dossier. Du côté de Dexia, on se contente d’indiquer que le groupe est toujours en discussion sur Denizbank.
Alors que Dexia avait accepté de payer 3,4 fois la valeur comptable lors de son entrée au capital en 2006, le groupe viserait aujourd’hui un multiple de 1,5. Or, le prêteur du Qatar camperait, selon Bloomberg, sur un multiple de 1 à 1,2. Le mois dernier, le président du comité de direction, Pierre Mariani, affirmait ne pas être prêt à céder cet actif «à des conditions pénalisantes».
Devant ce blocage, des espoirs se fondent, selon Reuters, sur un éventuel retour dans la course de Sberbank ou de HSBC, qui se sont penchés sur le cas de Denizbank avant de s’en détourner. «Ils (Dexia) attendront que le marché soit dans une meilleure phase et qu’un candidat se présente d’une manière qui soit acceptable pour le régulateur turc», a estimé l’une des sources.
Parmi les candidats potentiels figure également l’italien UniCredit, son administrateur délégué Federico Ghizzoni ayant fait part d’un possible intérêt pour la pépite de Dexia en cas d'échec des négociations avec le Qatar. Le turc Akbank, au sein duquel Citi compte réduire sa participation de 20 % à moins de 10%, avait aussi été mentionné à l’origine comme un acquéreur potentiel. Mais le contexte de marché défavorable, les contraintes de capital renforcées et les doutes sur le secteur bancaire turc rendent le dossier épineux.
Parallèlement à la vente de son actif turc, le plan de démantèlement de Dexia passe également par d’autres processus de cession, dont Dexia AM et RBC Dexia. Mais dans l’immédiat, la banque attend de la Commission européenne qu’elle valide son plan de sauvetage. Elle attend également de connaître les frais attachés à la garantie publique de 90 milliards d’euros qui doit permettre d’assurer la survie du groupe résiduel.
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