Dexia Crédit Local conservera des activités résiduelles

La direction a acté le plan de démantèlement du groupe Dexia. La filiale française continuera notamment à exercer ses activités de diversification
Antoine Landrot

Le conseil d’administration de Dexia a adopté les différents volets de son plan de démantèlement. Il s’agit d’une cure d’amaigrissement radicale.

La vente de Dexia Banque Belgique (DBB) par sa maison mère à la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPI) pour 4 milliards d’euros (plus un mécanisme de complément de prix) et la cession de 70% du capital de Dexia Municipal Agency (Dexma) à la Caisse des dépôts (CDC) et à la Banque Postale permettront à la holding d’alléger son bilan de 209 milliards d’euros, soit une réduction de plus de 40%, par rapport aux chiffres du 30 juin dernier. Son besoin de liquidité à court terme se trouvera amoindri de 27% (26 sur 96 milliards d’euros). La cession de DBB allègera en outre ses actifs pondérés de 45 milliards. En revanche, celle de Dexma l’obligera à passer une moins-value de 680 millions d’euros.

Concernant les filiales, des précisions ont été apportées sur Dexia Asset Management. Les 49% détenus par DBB seront transférés à Dexia préalablement à la cession de DBB à la SFPI. L’intégralité de la filiale sera ensuite mise en vente, à l’instar des filiales turque (DenizBank) et luxembourgeoise (BIL). Pierre Mariani, administrateur délégué, espère conclure d’ici à la fin de l’année.

Pour autant, Dexia Crédit Local, la filiale de financement des collectivités, ne disparaîtra pas dans la foulée. «Elle poursuivra ses activités de diversification, qui constituent 50% de son résultat», indique une source interne. Le communiqué évoque la collecte de dépôts, l’assurance, les services immobiliers, le leasing automobile et les services à la personne. Dexia CL continuera aussi à financer ses clients non couverts par la future coentreprise formée par la Banque Postale (qui en détiendra 65%) et la CDC, comme les hôpitaux. Mais rien n’est exclu à plus long terme.

Le sort des salariés français, très mobilisés, est en suspens. La logique voudrait que la grande majorité soit reprise par la coentreprise, ses actionnaires ne possédant pas le savoir-faire en interne. «Le risque d’une collectivité ne s’analyse pas comme celui d’une entreprise, rappelle un analyste. En outre, il faudra des professionnels pour gérer le portefeuille de prêts logés dans Dexma, ainsi que les prêts structurés à risque laissés dans Dexia.»

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