Deutsche Bank renforce sa couverture des institutions financières
Deutsche Bank étoffe ses équipes d’origination et de conseil auprès des institutions financières. La banque allemande a annoncé dans un memo interne, dont L’Agefi a pris connaissance, plusieurs nominations chez son Financial Institutions Group (FIG), dont celle de la Française Marie-Soazic Geffroy. Associée chez Perella Weinberg depuis deux ans, elle rejoint Deutsche Bank comme co-responsable mondiale FIG, basée à Paris.
Avant de diriger les FIG pour l’Europe chez Perella, Marie-Soazic Geffroy a effectué toute sa carrière chez Morgan Stanley, d’abord en Asie puis à Zurich. Elle pilotera l’activité aux côtés de Jeff Cady, que Deutsche Bank vient de recruter chez Citi et qui sera basé à New York, et d’Hubert Vannier, qui reste chairman des institutions financières pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA).
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Recrutements externes
«Les institutions financières représentent approximativement 20% du total des commissions pour l’origination et le conseil dans le monde, et représentent une opportunité de croissance attractive pour notre franchise», soulignent dans le memo Bruce Evans, Mark Fedorcik, Berthold Fuerst et Henrik Johnsson, qui pilotent les activités de coverage et de banque d’investissement du groupe aux Etats-Unis et en Europe.
Deutsche Bank annonce deux autres recrutements de professionnels aguerris chez ses concurrents. Chris Williams rejoint le bureau de Londres comme chairman EMEA FIG. Il officiait chez Credit Suisse, dont UBS vient de signer le rachat. Aaron Saperstein, ex-Citi, sera quant à lui basé à New York pour couvrir les acteurs des services financiers spécialisés et l'écosystème des fintechs.
La banque allemande s’est redressée depuis deux ans, après un recentrage de sa banque d’investissement, et elle repasse à l’offensive. Au mois d’avril, elle a créé la surprise en rachetant le courtier britannique Numis Securities, une acquisition destinée à lui redonner du poids auprès de la clientèle des grandes entreprises britanniques.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. La Maison Blanche espère repartir avec un certain nombre d’accords, par exemple dans le domaine de l’agriculture, ou de promesses d’investissements chinois aux Etats-Unis. Selon le ministre américain des Finances, Scott Bessent, présent à Pékin, les deux pays ont discuté de la mise en place de garde-fous contre les risques de cyberattaques favorisées par l’intelligence artificielle. Danny KEMP et Laurent LOZANO © Agence France-Presse -
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