L’action Deutsche Bank a touché un plus bas record de 10,62 euros lundi, le magazine allemand Focus ayant rapporté ce week-end qu’Angela Merkel excluait d’aider la banque dans l’affaire des titrisations immobilières instruite par le département de la Justice américain. «Deutsche Bank est déterminée à résoudre ses difficultés par elle-même», a estimé un porte-parole du groupe. «Il n’est pas question actuellement d’une augmentation de capital; nous satisfaisons à toutes les normes réglementaires», a-t-il ajouté.
Deutsche Bank a fait part ce mois-ci de son intention de se défendre contre la menace d’une amende de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) de la justice américaine dans le cadre d’une enquête sur la vente de titres adossés à des prêts immobiliers (MBS). Des analystes de Mediobanca jugent une augmentation de capital inéluctable. «John Cryan a toujours dit qu’il n’y aurait augmentation de capital que dans le cas d’une charge de litige plus importante que prévu et il semble de plus en plus probable que les investisseurs de Deutsche Bank soient appelés à la rescousse face aux égarements passés de la banque», écrivent-ils.
L’action Deutsche Bank cède 52% en Bourse depuis le début de l’année, contre 29% pour l’indice sectoriel Euro Stoxx 50 des banques.
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Le fonds d’Abou Dhabi réclame au préalable des engagements d’apport pour au moins 80% du capital. Pour éviter le blocage de minoritaires, il promet une prime de 0,10 euro par action ordinaire, s’il parvient à sortir la société de la cote.
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