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Mon métier de journaliste me donne la chance de rencontrer de nombreux dirigeants –femmes et hommes - du secteur financier. Parmi les femmes qui sont arrivées au sommet, et avec qui j’ai pu m’entretenir, j’ai constaté que deux catégories se distinguaient. Il y a d’un côté celles qui n’ont jamais considéré qu’être une femme avait été un frein à leur carrière. Certaines estiment même que c’est un non-sujet. Je pense à Adina Grigoriu, la fondatrice de AAA, qui me disait lors d’un podcast «être un homme comme les autres».
De l’autre, il y a celles qui pensent qu’être une femme a eu des conséquences négatives sur leur carrière. Cela a poussé certaines d’entre elles à s’impliquer dans la promotion de l’égalité des genres et/ou à s’afficher comme rôle modèle. Je pense à Estelle Castres, la directrice générale de BlackRock en France, ou encore Sophie de Nadaillac, directrice générale déléguée de Lazard Frères Gestion.
Les gens qui doutent
Ce constat simple ne recèle aucun jugement de valeur. Chaque opinion reflète une histoire, une personnalité... D’ailleurs, tout n’est pas toujours aussi tranché. Valérie Gombart, cofondatrice et directrice générale de Hi Inov – Dentressangle, m’expliquait ne jamais avoir rencontré de problème particulier dans sa carrière, mais avait réalisé avec le temps l’importance de montrer aux femmes qu’il est possible de faire carrière dans la finance et dans la tech.
Quel que soit leur positionnement par rapport au féminisme, les femmes dirigeantes que j’ai pu interviewer m’ont toujours impressionnée par leur parcours.
Et s’il y a un point commun entre toutes ces femmes, à mon avis, c’est leur capacité à évoquer spontanément leurs doutes, leurs difficultés, voire leurs échecs, qu’ils soient liés aux choix de carrière, aux rencontres, à la conciliation de la vie personnelle et professionnelle… Des confessions que je retrouve plus rarement chez les hommes, même si on peut imaginer que la vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille pour eux non plus. Pour moi, cette authenticité est exemplaire, car elle peut permettre à tous - femmes et hommes - de s’identifier. Et d’être de véritables modèles.
Alors que les banques se targuent de vouloir anticiper la grande transmission pour en saisir toutes les opportunités, ont-elles seulement conscience que celle-ci passera avant tout par les femmes et qu’elles doivent progresser pour les aborder et leur parler placements ? Une question sur laquelle s’est penché le cabinet Frame Advisory dans sa dernière étude Femmes et investissement.
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