De nouvelles pistes de travail s’ouvrent pour la supervision de la «finance de l’ombre»
Le vaste et complexe chantier de la régulation de la «finance de l’ombre» (shadow banking) s’organise sous la férule du Conseil de stabilité financière (FSB). Alors que l’institution pilotée pour encore quelques semaines par Mario Draghi fera un point d'étape lors du prochain G20 Finances en octobre, de nouvelles pistes de travail se dessinent. Dans un communiqué publié hier, le FSB indique avoir déterminé cinq axes de travail nécessitant une attention soutenue.
Ces cinq orientations comprennent les interactions entre les banques et les entités bancaires de l’ombre, la réforme réglementaire des fonds du marché monétaire, la régulation des autres entités bancaires de l’ombre, la régulation de la titrisation et la supervision des activités liées aux prêts/repos de titres. Le groupe de travail sur le shadow banking, présidé par Adair Turner, sera mis à contribution. Des recommandations seront formulées d’ici juillet 2012, ou fin 2012 pour les prêts/repos de titres.
Dans un avenir plus proche, un point d'étape sur les progrès du FSB sera présenté aux ministres des Finances du G20 qui se réuniront en octobre. Au cours de l'été, le groupe de travail a mené un exercice de partage de données et d’informations visant à évaluer et à ajuster des recommandations initiales dévoilées en avril et approuvées en juillet. «Cela pourrait constituer la base pour une collecte de données et l’examen par le FSB des tendances mondiales et des risques inhérents au shadow banking à compter de 2012», estime le FSB.
Bien que ce dernier définisse le shadow banking comme «un système d’intermédiation de crédit impliquant des entités et des activités hors du système bancaire régulier», aucun consensus ne s’est matérialisé. L’AIMA (Alternative Investment Management Association), qui défend les intérêts des fonds d’arbitrage, met ainsi en garde contre une définition trop large qui inclurait la plupart des gérants d’actifs, y compris ceux commercialisant des produits auprès d’investisseurs individuels. Le FSB indique avoir commencé à prendre le pouls des professionnels : des réactions de l’industrie au projet de régulation de la «finance de l’ombre» ont d’ores et déjà été publiées sur son site internet.
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