Danske Bank veut mettre l’accent sur son désendettement
Après un exercice 2013 marqué par un rebond du bénéfice net (+31% à 7,1 milliards de couronnes danoises, soit 952 millions d’euros), sous l’effet d’une baisse des dépréciations pour créances douteuses, Danske Bank veut s’atteler en 2014 à son désendettement. La première banque danoise, qui a publié ses résultats la semaine dernière, compte émettre entre 20 et 40 milliards de couronnes de dette à long terme et rembourser dans le même temps 65 milliards.
L’établissement pourrait donc réduire cette année son endettement de 45 milliards de couronnes au plus, soit l’équivalent d’une contraction de 14%. Danske Bank entend tirer parti d’une conjonction de facteurs favorables, avec une diminution des coûts et des besoins de financement, ainsi qu’un resserrement des spreads de taux d’intérêt par rapport à ses rivales, a indiqué son directeur général Thomas Borgen.
L’an dernier, la banque de Copenhague a placé 39 milliards de couronnes de dette sur les marchés, dont 10 milliards d’obligations sécurisées, 15 milliards de dette senior et 14 milliards de dette tier two. Au quatrième trimestre 2013, son ratio de capital total (sous Bâle 2) s’établissait à 21,4%. Dans ce ratio, la dette hybride souscrite par le gouvernement comptait encore pour 2,8% (ou 24 milliards de couronnes, soit 3,2 milliards d’euros), que Danske Bank souhaite rembourser au deuxième trimestre.
Selon les calculs de CreditSights, le ratio core tier one (sous Bâle 2.5) atteignait 14,0% fin 2013. Danske Bank évalue l’impact négactif de CRD4 à 190 points de base, tandis que son ratio de levier s’élèverait à 3,3%, après application complète des règles de transition, «sans prendre en compte le moindre refinancement d’instruments de dette hybride tier one non éligibles», note CreditSights.
Pour Thomas Borgen, propulsé aux commandes l’an dernier, Danske Bank est en train de régler un à un les problèmes soulevés par les agences de notation. La banque est notée «Baa1» par Moody’s, quatre crans en dessous de Nordea, et «A-» par S&P. Même s’ils retrouvent un dividende pour la première fois depuis 2007, les actionnaires tardent à récolter les fruits du redressement. Ils recevront au titre de 2013 deux couronnes par action, représentant 28% du bénéfice net total, là ou les concurrentes Swedbank et SEB prévoient de redistribuer respectivement 75% et 59% de leurs profits.
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