« Dans certaines structures, j’ai eu le sentiment d’être une exception notable »
« Né à Paris, j’ai grandi au Burundi d’où mes parents sont originaires. En 2000, pour fuir la guerre civile, nous sommes revenus en France. En raison des injustices observées au Burundi, j’ai décidé de m’orienter vers le droit en intégrant l’université Panthéon-Assas Paris II. Une fois mon diplôme de master 2 en droit des affaires en poche, en 2009, j’ai intégré le cursus grande école de HEC Paris, dont je suis sorti diplômé en 2012. Après avoir prêté serment en 2013, j’ai intégré Linklaters, où je me suis spécialisé en financements de projets dans des secteurs variés : l’énergie, les infrastructures, les télécommunications ou encore les ressources naturelles. Le fait d’être d’origine étrangère ne constitue pas une singularité chez Linklaters, la diversité des parcours et des origines étant plutôt valorisée ; seul le travail fourni compte. Cet aspect a été déterminant dans mon choix : dans certaines structures, j’ai eu le sentiment d’être une exception notable. Sur le plan extraprofessionnel, j’essaie entre autres d’apporter mon humble contribution à l’African Business Lawyers’ Club (ABLC), que j’ai cofondé en 2011. Je fais partie du comité diversité de Linklaters, dans le cadre duquel j’ai décidé de promouvoir la thématique du “women leadership”, qui me tient à cœur car j’ai été élevé uniquement par ma mère et ma grand-mère, dans un environnement presque exclusivement féminin. Il me paraît important de s’investir dans des problématiques différentes de la sienne afin de mieux comprendre les défis rencontrés par d’autres profils. »
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