Credit Suisse rassure les marchés malgré une troisième perte annuelle
L’action Credit Suisse a gagné jusqu’à 4,2% ce matin à la Bourse de Zurich, après la publication de résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre 2017. La banque helvétique a certes annoncé une perte nette de 2,1 milliards de francs (1,8 milliard d’euros) au quatrième trimestre, en raison d’une dépréciation de 2,3 milliards de francs suisses (1,99 milliard d’euros) liée à la réforme fiscale américaine. Mais le consensus des analystes tablait sur une perte supérieure, à 1,1 milliard de francs. Le bénéfice imposable de la deuxième banque suisse est quant à lui à peu près conforme au consensus, à 1,79 milliard de francs contre 1,8 milliard.
« Les résultats que nous avons obtenus en 2017 montrent que notre stratégie fonctionne. En 2018, dernière année de notre plan de restructuration, nous continuerons d’exécuter notre stratégie de manière rigoureuse et de générer de la valeur pour nos clients et nos actionnaires », déclare dans un communiqué Tidjane Thiam, directeur général de Credit Suisse, arrivé en 2015 pour mener le redressement du groupe et son recentrage sur la gestion de fortune.
Pour autant, l’annonce la semaine dernière de l’arrêt des transactions sur l’ETN VelocityShares, un produit financier lié à la volatilité des marchés boursiers dont elle détient 32%, a fait naître de nouveaux doutes sur la politique moins risquée de Credit Suisse. « Dans cette période de volatilité élevée, nous demeurons prudents à court terme », déclare la banque dans son communiqué.
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas sécurise sa bancassurance en Italie
BNP Paribas Cardif, la compagnie d’assurance du groupe, renforce son partenariat avec le groupe BCC Iccrea et le prolonge jusqu’en 2039. -
Du pouvoir aux profits, l’équation d'UniCredit chez Commerzbank
Avec plus de 42% du capital, la banque italienne devrait être en mesure d'imposer ses vues au conseil de sa concurrente allemande. Pour pouvoir en tirer tous les bénéfices financiers, il faudra toutefois probablement qu’elle monte au-delà de 60%. -
Pour ses cinq ans en France, Klarna veut être considérée comme une banque
Le champion du paiement fractionné suédois a une licence bancaire depuis 2017. Il veut convaincre les Français d'utiliser ses produits bancaires présents sur sa super-app rose.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
AdaptationClimatisation : la grande bascule des politiques
Face aux canicules à répétition, le débat sur le dérèglement climatique n’existe plus. Il se déplace sur l’adaptation. En se cristallisant sur la seule question de la clim, devenue très politique -
Commerce internationalLe commerce maritime international en mode agile
De la mer Rouge au détroit d'Ormuz, les crises géopolitiques rebattent les cartes du transport maritime. Armateurs, assureurs et transitaires s'organisent désormais pour naviguer dans un monde où l'incertitude est devenue la norme. A l'occasion du Rendez-vous ParisMAT qui se tient aujourd'hui et demain à Paris, petit tour d'horizon de ce nouveau quotidien -
EXCLUSIFDominique de Villepin : « Il faudra revenir à une taxe carbone »
Retour de l’ISF, taxe carbone, fonds souverain de 100 milliards… L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac dévoile en exclusivité les grandes lignes de son programme économique pour l’élection présidentielle de 2027