La banque suisse a mis à prix dans la journée 500 millions d’euros d’obligations de maturité août 2026. Elle a placé ces titres à une marge de 235 points de base au-dessus des mid-swaps, contre une indication de prix initiale de 260 pb. Ces spreads font ressortir un coupon de 5,5% et un rendement de 5,6%, les titres ayant été vendus en-dessous du pair. Le livre d’ordres n’aurait atteint que 600 millions d’euros.
Les conditions de financement de Credit Suisse se révèlent ainsi bien moins avantageuses que ses concurrents. Les banques européennes se sont financées en moyenne à une marge de 90 points de base pour des opérations sur des maturités équivalentes, selon des données de Bloomberg. Le groupe a déjà dû ces derniers mois payer le prix fort pour placer son papier sur les marchés, comme début janvier, lorsqu’il avait émis des dettes en dollar et en sterling.
Au bord du «junk»
Le groupe helvétique souffre de la dégradation de sa qualité de crédit, qui s'était matérialisée par l’explosion de son CDS (credit default swap), produit dérivé permettant de s’assurer contre un risque de défaut de paiement. Il est par ailleurs noté un ou deux crans au-dessus de la catégorie spéculative («junk») par les grandes agences de notation.
Le 9 février, Credit Suisse a fait état d’une perte annuelle de 7,3 milliards de francs suisses (autant d’euros), du jamais vu depuis la crise financière de 2008. La banque a enregistré des sorties d’argent massives au dernier trimestre dans sa gestion de fortune, reflet de la perte de confiance de ses clients. Elle s’attend encore à rester dans le rouge en 2023, et son retour aux profits l’année suivante est suspendu à la réussite de la restructuration complexe annoncée l’automne dernier.
Officiellement unies depuis deux ans, les deux enseignes du marché de l’ameublement revendiquent 2 millions de clients annuels dont un tiers font appel à une possibilité de financement ou de crédit. Autant de clients possibles pour Cetelem.
Les deux banques sont entrées en négociations exclusives pour céder Uptevia à Euroclear. Elles avaient mis en commun leurs activités dans cette coentreprise en 2023.
Le groupe italien a désormais obtenu 17,6% de sa cible allemande via son offre publique. Il devrait être en mesure d’en prendre le contrôle mais pas encore de mettre en œuvre une fusion complète.
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