Crédit Agricole SA prévoit des arbitrages d’actifs non stratégiques
Cap sur la banque de détail en Europe, la collecte d’épargne et la croissance organique. Avec une feuille de route aussi prudente, qui prévoit tout de même de porter le résultat des métiers de 4,7 à 7,5 milliards d’euros entre 2010 et 2014 (voir graphique), Crédit Agricole SA va réaliser des arbitrages d’actifs. Une revue du portefeuille est au menu des actions prioritaires, mais la banque refuse de s’engager sur un objectif chiffré de cessions.
Dépréciée fin 2010, la participation de 4,79% au capital d’Intesa est le candidat le plus naturel à la vente. Le groupe n’a en revanche «pas l’intention de bouger pour l’instant» sa part de 24,7% dans Bankinter, qui reste, elle, mise en équivalence, et porte une grosse moins-value latente. CASA, qui prétend aussi rester au capital du portugais BES, estime par ailleurs «pouvoir tracer son sillon en Ukraine», selon Bruno de Laage, DG délégué en charge de la banque de proximité. Sa filiale Impex Bank y détient moins de 1% du marché de détail.
Outre des recentrages géographiques chez CA CIB, c’est surtout le périmètre du crédit à la consommation et du crédit bail / affacturage qui va être réduit. Ces activités sont très pénalisées par les règles de Bâle 3, car consommatrices de liquidité. CA Consumer Finance arrêtera de prêter à la clientèle fragile (near prime) et reverra certains partenariats. Après la restructuration de ses activités au Portugal et en Grèce, sa présence à l’étranger (21 pays) devrait aussi être revue à la baisse. Même recentrage géographique à l’ordre du jour chez CA Leasing & Factoring. Au total, le pôle services financiers spécialisés prévoit une stabilité de ses encours et de ses revenus d’ici à 2014. Ce qui, avec une progression de 10% à 12% du PNB attendu en crédit bail/affacturage, sous-tend une légère baisse du crédit à la consommation.
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