Crédit Agricole SA affiche des résultats en hausse au troisième trimestre
Crédit Agricole SA a publié un résultat net part du groupe (rnpg) trimestriel de 1,2 milliard d’euros, en hausse de 8,9% par rapport au troisième trimestre 2018. La banque affiche un produit net bancaire de 5,03 milliards d’euros, en progression de 4,8% et des charges de 3,02 milliards d’euros, en hausse de 0,9%. CASA améliore son coefficient d’exploitation hors FRU, à 60,1 %, contre 62,4 % en septembre 2018. Elle affiche un ratio de CET1 de 11,7%, en hausse de 0,1 point par rapport au mois de juin et un coût du risque de crédit de 29 points de base.
Le résultat net part du groupe sous-jacent, c’est-à-dire hors éléments spécifiques (comme les provisions pour l’épargne logement ou l’intégration de Pioneer par Amundi), ressort à 1,23 milliard d’euro, en hausse de 8,2% par rapport au troisième trimestre 2018. Toujours en sous-jacent, les revenus de la banque sont en hausse de 4,9% et les charges progressent de 1,5%.
Le rendement des capitaux propres tangibles (ROTE) sous-jacent s’élève à 11,3%. «Notre objectif sur le plan moyen terme 2022 est de présenter un ROTE supérieur à 11%, nous sommes donc au-dessus de la cible que nous avons présentée en juin 2019», a rappelé Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA, lors de la présentation des résultats.
Sur les neufs premiers mois de l’année, le rnpg de Crédit Agricole SA accuse une baisse de 6,2% à 3,18 milliards d’euros, et son rnpg sous-jacent baisse de 2,2% à 3,26 milliards d’euros, comparé aux neuf premiers mois de 2018.
Concernant le groupe Crédit Agricole, le rnpg publié du troisième trimestre a progressé de 4,5% par rapport au troisième trimestre 2018 à 1,85 milliard d’euros. Le rnpg sous-jacent progresse de 6% à 1,92 milliard d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année, le groupe voit son rnpg baisser de 5%, à 5,01 milliards d’euros et son rnpg sous-jacent baisse de 0,3%, à 5,20 milliards d’euros. Le groupe affiche un ratio CET1 de 15,5.
Plus d'articles du même thème
-
L’IA générative s’interpose de plus en plus entre la banque et ses clients
L’IA générative devient partie intégrante des prises de décisions des clients bancaires et les usages évoluent vite, bousculant les modèles d’affaires des banques de réseaux généralistes. Si elles n’intègrent pas rapidement des agents IA dans leurs parcours, ces derniers pourraient devenir de nouveaux concurrents. -
A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
La banque britannique, pénalisée par le trading obligataire, publie des résultats trimestriels en demi-teinte. Elle annonce un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres sterling. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat -
EditorialVive la sélection à l’université !
Dans une société qui postule la singularité de chaque individu, la sélection ne peut pas ne pas exister. Et ce n’est pas une mauvaise chose