Crédit Agricole et la Société générale rassurent la Bourse
Crédit Agricole SA (CASA) et la Société Générale caracolaient en Bourse ce mercredi matin à l’ouverture après l’annonce de leurs résultats respectifs.
CASA affichait l’une des plus fortes hausses du CAC, gagnant 3,53% à 7,857 euros lors des premiers échanges. Malgré un environnement difficile pour le secteur bancaire européen, le véhicule coté de la banque verte est parvenu à améliorer ses résultats au deuxième trimestre. Il a publié ce mercredi un résultat net en hausse de 25,8% sur un an, à 1,15 milliard d’euros. Hors éléments exceptionnels, notamment la plus-value de cession des titres Visa Europe de 328 millions d’euros, le profit progresse de 13%, à 818 millions.
Dans un contexte marqué notamment par des taux d’intérêt très faibles, cette performance s’explique en grande partie par la baisse de 17,1% du coût du risque, à 497 millions d’euros. Retraitées de la cotisation au fonds de résolution unique (43 millions d’euros) et de la provision liée au plan de restructuration du réseau LCL (41 millions), les charges baissent de 0,8%, tandis que le produit net bancaire sous-jacent augmente de 0,5%, à 4,33 milliards.
Plus forte hausse de l’indice CAC 40 en début de séance boursière, la Société Générale (+3,59% à 29,475 euros) bénéficie de résultats trimestriels meilleurs qu’attendu. La banque a enregistré un résultat net part du groupe de 1,46 milliard d’euros au deuxième trimestre, en progression de 8,1%. Il a été gonflé par une plus-value de 662 millions d’euros après impôt liée à la cession de sa participation dans Visa Europe. Le résultat net part du groupe est nettement supérieur au consensus Inquiry Financial de 1,17 milliard.
La Société générale a également fait mieux qu’attendu au niveau du coût du risque, en repli de 8,3% à 664 millions d’euros contre 717 millions attendus. Bénéficiant également de la cession, le produit net bancaire a augmenté de 1,7% à 6,984 milliards d’euros. Il a également dépassé les attentes du marché fixé à 6,31 milliards d’euros.
En revanche la banque de détail en France, dont les résultats sont particulièrement surveillés étant donné l’environnement actuel de taux bas, a vu son produit net bancaire reculer de 2,9% à 2,1 milliards d’euros et son résultat net part du groupe baisser de 5,2% à 403 millions d’euros.
S’agissant de sa solvabilité, la Société Générale a annoncé un ratio de fonds propres durs de 11,1%, stable sur le trimestre. Le ratio de levier s’est établi à 3,9%.
Mais l’embellie boursière des deux valeurs françaises n'éclipse pas les difficultés structurelles des banques européennes.
La banque italienne Monte dei Paschi, mais aussi Deutsche Bank voire Barclays ont passé avec difficultés les stress tests publiés le 29 juillet par l’Autorité bancaire européenne (EBA).
Mardi, les valeurs financières étaient sous pression, toujours plombées par les résultats des stress tests. De son côté Commerzbank a prévenu que son bénéfice net 2016 serait inférieur à celui de l’an dernier, invoquant les taux négatifs et des conditions de marchés défavorables. En baisse de près de 40% depuis janvier avant la publication des résultats trimestriels, le titre Commerzbank a abandonné plus de 9% mardi dans la foulée du profit warning.
Mardi toujours, les actions Credit Suisse et Deutsche Bank étaient en net repli en fin de séance en Bourse après l’annonce de leur sortie de l’indice Stoxx Europe 50 la semaine prochaine. Cette éviction des deux banques par Stoxx Ltd, qui gère les indices boursiers européens de référence, fait suite à une chute de plus de 45% de leur cours de Bourse depuis le début de l’année.
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