Crédit Agricole Assurances comble son retard en épargne patrimoniale
Crédit Agricole Assurances a annoncé la nouvelle identité des activités vie d’April, dont le rachat avait été annoncé en septembre dernier. Axeria Vie, spécialisé sur des contrats sur mesure pour des partenaires grands comptes (groupements de CGPI ou de courtiers…) et April Patrimoine, plateforme de gestion patrimoniale, ont ainsi été rebaptisés respectivement Spirica et LifeSide Patrimoine. «Notre adossement à un établissement ayant la notoriété du Crédit Agricole est un atout fort pour nos clients», a relevé Daniel Collignon, directeur général de Spirica.
Ces acquisitions permettent à Crédit Agricole Assurances de combler son retard en matière d’épargne patrimoniale. «Dans son développement, Crédit Agricole Assurances a toujours été très présent, du fait du poids des caisses régionales, sur l’épargne standard, à savoir des contrats simples avec une gamme limitée d’unités de comptes «maison». Le pôle s’est par la suite attaqué à la gestion privée en vue de répondre aux besoins de la BGPI notamment et devait dès lors combler un trou sur le segment de l’épargne patrimoniale», explique Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet Facts & Figures.
Selon le spécialiste, «ces acquisitions permettent en outre de combler l’écart en termes de connaissance sur les pratiques de ce marché, Daniel Collignon étant l’un des fondateurs de l’épargne patrimoniale en France, ainsi qu’en termes d’outils informatiques et de processus de gestion.»
Les encours de Spirica et LifeSide Patrimoine, de respectivement 627 millions d’euros et 1,2 milliard d’euros à fin 2010, se révèlent toutefois modestes au regard des 218 milliards d’euros gérés par Crédit Agricole Assurances. «Nous n’avons pas recherché un relais de croissance, mais plutôt une bonne connaissance sur nos marchés», a expliqué Jérôme Grivet, directeur général de Crédit Agricole Assurances et de son pôle d’assurance de personnes, Predica.
Si la gestion des actifs de Spirica sera réalisée par «la même équipe que pour ceux de Predica, les actifs seront séparés et étanches les uns par rapport aux autres», a précisé Daniel Collignon. Par ailleurs, si Spirica et LifeSide Patrimoine développent «des objectifs communs, les entités resteront clairement indépendantes», a ajouté Marie-Anne Jacquier, directeur général de LifeSide Patrimoine.
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