Covéa a progressé l’an dernier sur ses marchés de référence
Covéa, qui fédère les enseignes MMA, Maaf et GMF, vient de signer «une belle année commerciale», s’est félicité hier son PDG, Thierry Derez, lors des vœux du groupe mutualiste à la presse. L’assureur français a dégagé un chiffre d’affaires de 15,5 milliards d’euros, en croissance de 5,8%. Le dynamisme a été soutenu à l’international avec des revenus totalisant 1,8 milliard d’euros (+17%).
Leader en assurance de dommages aux biens des particuliers dans l’Hexagone, le groupe a ajouté 200.000 nouveaux véhicules à son portefeuille auto, soit une augmentation de 2,1% sur un an. En multirisque habitation (MRH), le taux de croissance est identique, représentant 150.000 nouvelles habitations ajoutées au portefeuille. Covéa couvre désormais 7,4 millions de logements en France.
En santé, l’affiliation de la mutuelle SMI permet de hisser le nombre de bénéficiaires à plus de 3 millions et d’anticiper les évolutions en cours sur ce marché spécifique, notamment la couverture obligatoire des salariés le 1er janvier 2016, souligne Covéa. Cet accord national interprofessionnel (ANI) sera l’un des sujets à suivre en 2014, a souligné Thierry Derez, aux côtés de la loi Hamon et de Solvabilité 2. Enfin, en ce qui concerne l’assurance vie, la collecte nette s’inscrit en hausse par rapport à 2012 et s’établit à 400 millions d’euros.
L’exercice écoulé a été marqué par une réorganisation passant par la création de directions intégrées. Objectif : faire face aux défis du secteur de l’assurance et renforcer les synergies du groupe sur ses cœurs d’activité et de métiers. Une nouvelle direction générale assurances a été confiée à Christian Baudon. En outre, la direction des sinistres et les sociétés de protection juridique (APJ, DAS) ont été placées sous la direction unique de Michel Gougnard, en qualité de directeur de la direction générale protection juridique, assistance et gestion des sinistres.
Le tableau de l’exercice 2013 fait également ressortir un volume de sinistres «inhabituel» lié à la survenance de nombreux événements climatiques. 140.000 dossiers ont été traités par le groupe et plus de 300 millions d’euros de prestations ont été versés aux sociétaires. Sur le plan de la solidité financière, Thierry Derez a souligné un niveau de marge de solvabilité «toujours élevé».
Plus d'articles du même thème
-
Les fonctions risques et assurances parlent encore trop peu la même langue
Une étude de Kyu et de l’Amrae met en lumière une juxtaposition des fonctions et non une coopération. -
Commerzbank met en scène sa riposte à UniCredit, qui poursuit ses achats
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires. -
Santiane a finalement trouvé preneur
Après plusieurs mois de prospection du marché pour trouver un acheteur prêt à prendre la suite de Latour Capital, Santiane signe avec Kereis, lui-même détenu par Advent International.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
- Anne Hiebler (CACIB) : «Le M&A est un métier très exigeant qui nécessite un important engagement personnel»
- Indosuez Wealth écope d'une amende de plus de 13 millions d'euros en Espagne
- Alphabet et Amazon se financent aux alpine bonds
- La famille Seydoux devra payer le vrai prix pour son offre publique de retrait sur Gaumont
Contenu de nos partenaires
-
Photo instantanéePlus de 40 % des personnes vivant en France ont un lien avec l'immigration
Chez les moins de 25 ans, les descendants d’origine africaine sont majoritaires -
EditorialEmmanuel Moulin à la Banque de France : ouf, trois fois ouf
Emmanuel Moulin sera le prochain gouverneur de la Banque de France. Ouf trois fois ouf. D’abord parce que l’homme a le cursus professionnel parfait pour succéder à François Villeroy de Galhau, dont la stature n’a jamais fait débat. Le parcours d’Emmanuel Moulin dans les hautes sphères de l’Etat lui a ouvert les postes civils les plus huppés de l’administration : diriger les cabinets de Bercy, de Matignon puis le secrétariat général de l’Elysée vous plonge dans l’urgence et les défis permanents. Diriger le Trésor vous forme à la vision large sur les enjeux de la France et sur le financement de son économie. Carton plein, augmenté d’un passage dans l’univers de la finance privée. -
CastingNouveau gouverneur de la Banque de France : Macron enchaîne la passe de quatre
Après le Conseil constitutionnel, la Cour des comptes et le conseil d'Etat, la nomination d'un nouveau proche d'Emmanuel Macron à la Banque de France alimente le procès en verrouillage des institutions