Coface se met en ordre de marche pour son introduction en Bourse
La filiale de Natixis a notamment mandaté JPMorgan pour plancher sur le projet. La question d’un actionnariat de référence reste posée
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Antoine Landrot
Le dossier de l’introduction en Bourse de Coface avance. Alors que les agences de communication avaient jusqu’à vendredi dernier pour faire acte de candidature, JPMorgan et Natixis ont été désignées banques conseil pour plancher sur l’opération, a appris L’Agefi. En novembre dernier, Laurent Mignon, directeur général de Natixis, actionnaire à 100% de l’assureur-crédit, avait annoncé son intention de faire coter sa filiale d’ici au mois de juin 2014.
Afin de présenter la Coface en ordre de marche, sa direction et sa stratégie avaient déjà été remaniées il y a trois ans: avec l’arrivée d’un nouveau directeur général Jean-Marc Pillu fin 2010, les activités annexes (services, affacturage) et le projet de création d’une agence de notation ont été abandonnés. Une gestion plus serrée a permis de faire reculer le ratio combiné de Coface de près de 150% en 2009 à 84% au troisième trimestre 2013.
Mais l’introduction en Bourse a été constamment repoussée – son actionnaire justifiant cette décision par l’absence de conditions de marché favorables, notamment la faible demande des investisseurs pour les opérations sur le marché actions. En outre, le contexte commercial dans lequel évolue Coface reste incertain, en raison du ralentissement de l’activité de ses clients, les entreprises. Au troisième trimestre 2013, le produit net bancaire de l’assureur-crédit a reculé de 4% en un an, à 168 millions d’euros.
Mais le redressement des marchés actions à travers le monde en 2013 a relancé l’intérêt d’une cotation, comme l’atteste le nombre d’opérations primaires. Désormais, l’introduction en Bourse de Coface est l’une des plus attendues de l’année 2014 en France.
Si cette perspective n’a jamais été aussi crédible, plusieurs questions demeurent en suspens. L’adossement durable de Coface en est une: s’il est improbable que Natixis cède l’intégralité de sa participation, rien ne dit qu’il souhaite en rester l’actionnaire de référence à long terme, ou qu’un autre partenaire puisse se présenter.
«Le secteur suscite l’intérêt des investisseurs. Mais la qualité de fonds propres du groupe n’est pas optimale, ce qui ne manquerait pas de le pénaliser s’il devait in fine devenir totalement indépendant. Euler Hermes n’atteindrait pas son niveau de valorisation sans la présence d’Allianz à son capital», indique un analyste, qui estime la valeur de Coface comprise entre 1 et 1,5 milliard d’euros, soit 1 à 1,2 fois la valeur de ses fonds propres tangibles.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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