Coface réduit la voilure dans les services et l’affacturage
Coface confirme son désengagement des activités non stratégiques, notamment de l’affacturage, dans le cadre de son recentrage vers son cœur de métier, l’assurance crédit, annoncé en mars. «Ce recentrage est selon nous rentable pour Coface et nous voyons dès le premier semestre qu’il commence à porter ses fruits», a assuré hier son nouveau directeur général, Jean-Marc Pillu.
Après l’abandon de la création d’une agence de notation, chère à son prédécesseur Jérôme Cazes, débarqué en décembre dernier, Jean-Marc Pillu a indiqué que Coface allait rendre plus autonomes ses activités de services (informations financières, gestion de créances), prélude à une cession. L’affacturage, qui représentait 6,5% de son chiffre d’affaires au premier semestre, va partiellement sortir du giron de Coface. «Nous avons décidé de garder l’affacturage dans deux pays, qui correspondent à deux tiers de cette activité, c’est l’Allemagne et la Pologne», annonce Jean-Marc Pillu. Il justifie ce choix par le bon positionnement concurrentiel, la forte rentabilité et l’intégration étroite de cette activité au métier d’assurance crédit dans ces deux pays. «Il y a des activités pour lesquelles les processus de cessions ont déjà été lancés», précise-t-il.
Coface entend achever sa réorganisation au premier semestre 2012. Ce recentrage sur l’assurance crédit devrait toutefois subir une augmentation des impayés, ceux-ci ayant globalement progressé de 12% sur un an à fin juin, sur fonds de ralentissement économique. La société dit s’attendre «plus à une dégradation qu’à une amélioration», pour le reste de l’année.
Au 30 juin, le chiffre d’affaires a progressé de 8% sur un an, à 764 millions d’euros et le résultat opérationnel s’est établi à 87 millions (+65%) grâce au redressement de la marge de l’assurance crédit et à la contribution de l’affacturage. Le résultat net a bondi de 121% à 64 millions.
Le groupe a ramené son ratio d’endettement à 6% contre 17% fin 2010. «L’idée est d’avoir un endettement nul à la fin de l’année», explique Jean-Marc Pillu. L’assureur crédit entend se concentrer sur sa croissance interne mais n’exclut pas de réaliser des acquisitions.
Coface n’est plus une participation stratégique de Natixis, son actionnaire à 100%. Mais le patron de l’assureur crédit souligne sans surprise que les conditions de marché ne sont aujourd’hui pas réunies pour une introduction en Bourse.
Plus d'articles du même thème
-
EDF se désengage des énergies renouvelables en Amérique du Nord
L’énergéticien français a conclu un accord avec KKR en vue de lui céder un portefeuille d’actifs d’une capacité nette totale de 5,6 gigawatts. -
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : les villes moyennes au cœur du récit national
Brice Soccol : « Ce n’est plus seulement l’opposition entre villes, péri-urbanité et campagnes qui structure la géographie électorale française, mais la capacité des territoires à offrir des perspectives de mobilité sociale, d’emploi et de qualité de vie » -
L'été sera chaudLe pays brûle, les candidats regardent ailleurs
Malgré l'ampleur de l'épreuve vécue par la quasi-totalité du pays, les prétendants à l'Elysée n'ont effectué que des ajustements à la marge de leur campagne. Le débat n'a pas dépassé le stade de savoir s'il fallait climatiser le pays -
Vieux démonsAprès l'accord israélo-libanais, le spectre d'une occupation israélienne sans fin du Liban
Israël et le Liban ont signé un accord historique à Washington, mais son application dépend d'un improbable désarmement du Hezbollah