Coface promet de distribuer 60% de ses résultats une fois coté en Bourse
Croissance à deux chiffres du résultat et taux de distribution de 60%. Telles sont les promesses que Coface a faites hier aux analystes financiers, réunis pour la présentation de son projet de retour en Bourse. Son actionnaire Natixis compte coter plus de la moitié du capital avant la fin du mois de juin. D’ici là, la banque devrait récupérer 227 millions de distribution exceptionnelle, rendue possible par l’émission d’un emprunt subordonné Coface de 380 millions d’euros en début d’année.
L’assureur crédit «se fixe pour objectif de distribuer annuellement, à compter de l’exercice clos le 31 décembre 2014, des dividendes représentant environ 60 % du résultat net consolidé (part du groupe) tout en maintenant une notation financière minimum single-A auprès de Fitch et Moody’s», indique le document de base enregistré le 6 mai auprès de l’Autorité des marchés financiers.
Pour ce faire, Coface vise entre 2014 et 2016 une hausse moyenne de 3% à 5% de son chiffre d’affaires consolidé, qui a atteint 1,44 milliard d’euros l’an dernier. Grâce à sa maîtrise des coûts, il espère ramener de 83,5% à 75% fin 2016 son ratio combiné (sinistres et frais rapportés aux primes) net de réassurance. La rentabilité des capitaux retraités des actifs intangibles (RoATE, return on average tangible equity) atteindrait alors 12%. Ce ratio s’est élevé à 8,4% l’an dernier et à 9,4% au premier trimestre 2014.
«En outre, le Groupe Coface a pour objectif de générer un résultat opérationnel courant affichant une croissance moyenne sur trois ans à deux chiffres entre 2013 et 2016», indique le document de base. Ce ROC s’est élevé à 195,2 millions d’euros l’an dernier, mais en le corrigeant d’éléments exceptionnels, l’assureur crédit retient comme base de départ de ses objectifs un résultat courant de 175,7 millions.
Après une diversification hasardeuse, Coface s’est recentré depuis quatre ans sur son métier d’assureur crédit (90% des revenus). Il lui reste à convaincre les investisseurs que cette activité très cyclique reste assez rentable lors des phases de retournement.
Le retour de Coface en Bourse offrira en tout cas une alternative face aux actions de son concurrent Euler Hermes, filiale d’Allianz cotée à Paris, dont le titre recule de 10% sur 2014 et se paie 12,6 fois ses bénéfices estimés.
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