CNP Assurances pâtit de la concurrence du Livret A
CNP Assurances (CNP) a pâti du recul de la collecte dans ses activités d’assurance-vie sur le premier trimestre 2011. L’assureur a ainsi accusé un recul de 14,1% de son chiffre d’affaires global, à 8,1 milliards d’euros. «Comme l’ensemble du marché, CNP Assurances est touchée par la baisse de la collecte en épargne», dont le chiffre d’affaires a chuté de 25,3 % à 5,4 milliards d’euros, a relevé Gilles Benoist, directeur général.
En France, l’activité a reculé de 16,6%, à 6,2 milliards d’euros, pénalisée, «comme l’ensemble du marché (…), par la baisse de l’activité en épargne, liée principalement aux incertitudes concernant le projet de réforme fiscale et à la concurrence accrue des produits bancaires». La remontée du taux du Livret A a ainsi largement joué en défaveur de l’assureur.
Sur le premier trimestre de l’année, la CNP a enregistré une stabilité de son résultat brut d’exploitation (RBE), à 453 millions d’euros. Le résultat net a accusé un repli moindre que l’activité, de 3,6% à 270 millions d’euros. «La stratégie de développement vers les produits de prévoyance, mieux margés, tant en France qu’à l’international continue de porter ses fruits et CNP Assurances maintient une rentabilité solide. Nous continuerons de privilégier les marges plutôt que les volumes», a réaffirmé Gilles Benoist.
«La rentabilité de l’activité de la CNP s’est accrue, le ratio RBE sur primes s’étant amélioré en passant de 4,8% au premier trimestre 2010 à 5,6% au premier trimestre 2011», relève le bureau d’études KBW, soulignant l’accroissement de la part des activités de risque dans le modèle d’activité du groupe. Alors que le chiffre d’affaires dans la prévoyance a crû de 4,6% à 465,5 millions d’euros, celui dans la couverture de prêts a progressé de 7,1% à 765,6 millions d’euros au premier trimestre 2011.
Aux yeux de Credit Suisse, la CNP a enregistré un chiffre d’affaires «décevant», avec un résultat net «résistant». Le recul du bénéfice net, comparativement à la stabilité du RBE, s’explique probablement par des plus-values capitalistiques, a estimé Credit Suisse, en l’absence de commentaires de la CNP sur le sujet.
La croissance moyenne des encours globaux est estimée à 6,3%, marquée par une collecte nette positive de 2,2 milliards d’euros à fin mars, a précisé l’assureur.
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027