Citigroup se fixe des objectifs de rentabilité ambitieux à l’horizon 2015
Citigroup devra consentir à d’importants efforts pour améliorer la rentabilité de ses activités d’ici à 2015. A l’occasion d’une conférence d’investisseurs à Boston, Mike Corbat, nouveau directeur général de la troisième banque américaine, a indiqué que sur la centaine de pays sur lesquels la banque est active, le groupe a identifié 21 pays pour lesquels la direction du groupe «devra améliorer, restructurer ou abandonner certaines opérations si celles-ci ne peuvent retrouver des niveaux de rentabilité acceptables».
Ces marchés sous-performants, qui n’ont pas été explicitement nommés, sont à l’origine de moins de 10% de son produit net bancaire. Le directeur général a précisé que les activités orientées vers les consommateurs étaient particulièrement concernées, rappelant que Citigroup avait décidé en décembre dernier de sortir de ces métiers en Uruguay, au Paraguay, en Turquie, en Roumanie et au Pakistan. Quelque 18 autres marchés devront être «optimisés» pour servir ensuite de relais de croissance. Ces marchés, qui génèrent 55% du produit net bancaire, comprennent les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Sur 20 autres marchés à l’origine de 30% du produit net bancaire, pour la plupart des économies émergentes comme le Mexique, l’Inde, Singapour ou la Chine, le groupe entend réaliser des investissements de croissance.
Mike Corbat vise pour l’ensemble de la banque un rendement des actifs (ROA) compris entre 0,9 et 1,1% à l’horizon 2015, contre 0,4% l’an dernier. La rentabilité des fonds propres (return on tangible common equity ou ROTCE) devrait de son côté «être égale ou supérieure à 10%» à cette échéance contre un peu moins de 8% en 2012. Le dirigeant estime que ces objectifs pourraient être atteints grâce à une progression du produit net bancaire «dans le bas d’une fourchette à deux chiffres».
Il lui faudra pour cela continuer de liquider le contenu de Citi Holdings, son portefeuille d’actifs toxiques, essentiellement constitué d’emprunts immobiliers acquis avant l’explosion de la bulle immobilière. La division, qui a dégagé une perte cumulée de 10,8 milliards de dollars au cours des deux dernières années, «devrait revenir à l’équilibre en 2015 grâce à une réduction des pertes liées aux emprunts hypothécaires», a précisé le directeur financier John Gerspach lors de cette présentation.
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