Citigroup réduit encore la voilure dans la banque de détail
Deux surprises ont émaillé les résultats trimestriels de Citigroup publiés hier. Premièrement, le groupe financier américain a décidé d’abandonner ses activités de banque de détail dans onze pays ou territoires : six en Amérique latine (Salvador, Guatemala, Nicaragua, Panama, Costa Rica et Pérou), auxquels s’ajoutent le Japon, l’Egypte, la République Tchèque, la Hongrie et l'île de Guam. La banque a insisté sur le fait qu’elle entendait maintenir ses services aux clients institutionnels sur ces marchés. Ceux-ci concernent notamment la gestion des transactions internationales et la gestion de trésorerie.
Avec ces onze retraits, Citigroup va réduire sa présence dans la banque de détail à 24 pays seulement, contre 41 il y a encore deux ans. Son directeur général Michael Corbat s’est donné pour mission de sortir des marchés «retail» sur lesquels il n’a pas réussi à atteindre une taille suffisante. La Grèce, le Honduras, la Turquie et la Roumanie ont notamment fait les frais de cette stratégie. «Je suis déterminé à simplifier notre entreprise et à allouer nos ressources finies là où nous pouvons générer la meilleure rentabilité pour nos actionnaires», a confirmé hier le directeur général.
La deuxième surprise est venue de l’annonce du démantèlement de l'équipe de sécurité affectée à sa filiale mexicaine Banamex après la mise au jour d’une fraude estimée à 15 millions de dollars. La maison-mère a découvert que sa filiale a fourni des services de sécurité à des particuliers extérieurs à l'établissement. Ce n’est pas la première fois que Banamex fait parler d’elle. Plus tôt cette année, la filiale a été mêlée à un scandale comptable au sein de la société de services pétroliers Oceanografia.
Ces deux annonces ont éclipsé des résultats plutôt de bonne tenue. La banque a dégagé un résultat net ajusté de 3,67 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros) au troisième trimestre, soit une hausse de 13% par rapport à la période comparable de l’an dernier. Citi Holdings, la division qui abrite le portefeuille d’actifs non stratégiques, a renoué avec les profits à hauteur de 272 millions de dollars. La tendance est également positive chez JPMorgan, où le bénéfice net a atteint 5,6 milliards de dollars (contre une perte de 380 millions de dollars il y a un an), grâce à un allègement conséquent de la facture juridique.
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