La banque américaine affiche un bénéfice meilleur que prévu, mais, à l’instar de ses rivales, montre peu de signes positifs quant à son activité
Publié le
Antoine Landrot
Certes, Citigroup enregistre un bénéfice pour le cinquième trimestre d’affilée, après avoir perdu près de 30 milliards de dollars au cours des exercices 2008 et 2009. Mais la troisième plus grande banque américaine peine à trouver un second souffle.
Au premier trimestre 2011, elle a publié un revenu net en baisse de 22% (à 19,7 milliards de dollars), ainsi qu’un résultat net en recul de 32%, à trois milliards de dollars. Ce montant est toutefois légèrement supérieur aux anticipations des analystes relevées par Bloomberg comme Thomson Reuters, et représente plus du double du résultat du dernier trimestre 2010.
«Le déclin sur douze mois a été provoqué principalement par des baisses de revenus sur les marchés de taux et en banque de détail en Amérique du Nord, ainsi qu’une dégradation des CVA [Credit Value Adjustment, risque de contrepartie sur les portefeuilles]», indique la banque. Ces deux activités ont respectivement reculé de 29% à 3,8 milliards de dollars (-25% pour l’ensemble de la division Securities and Banking) et de 12%. Les coûts de la banque se sont à l’inverse envolés de 7%, sous l’effet de la hausse des rémunérations et des frais juridiques, alors que les établissements américains font face à de nombreuses procédures pour saisies immobilières abusives, suite à la crise des subprimes.
Si l’on peut préférer retenir la confirmation de la capacité retrouvée de Citigroup à réaliser des bénéfices, il faut néanmoins noter que l’établissement a utilisé ses provisions pour pertes sur crédits pour arriver à ce résultat. Le coût du risque a reculé de 63% au premier trimestre, à 3,2 milliards de dollars. Il a en outre repris 3,37 milliards de provisions dans ses comptes.
A l’instar de JPMorgan (qui a publié la semaine dernière des comptes en nette progression notamment grâce à une baisse drastique de son coût du risque), cela peut être interprété comme un signe de l’assainissement des portefeuilles de prêts – donc du profil de risque – de ses clients. Mais, tout comme sa compatriote, ce levier ne pourra pas être réutilisé à volonté. En outre, la banque peine à trouver des emprunteurs de qualité pour relancer son activité de prêts; les encours de crédits aux particuliers de Citicorp (l’entité regroupant les activités pérennes du groupe) ont reculé de 2,9% par rapport au dernier trimestre 2010, à 234 milliards de dollars.
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