Citigroup confirme son redressement au deuxième trimestre
Citigroup poursuit sur sa lancée du premier trimestre. La troisième banque américaine en termes d’actifs a publié hier des résultats à fin juin supérieurs au consensus. Ces trois derniers mois, le bénéfice net du groupe a progressé de 26%, à 3,83 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros), un fois retraité de la variation de la dette propre et de la moins-value sur la banque turque Akbank, vendue l’an dernier. Hors exceptionnels, le résultat net augmente de 42%, à 4,18 milliards de dollars.
L’activité de la banque a été tirée par le trading et la baisse des provisions sur les crédits hypothécaires. Les revenus du courtage actions ont bondi de 68% sur un an, à 942 millions de dollars. Le fixed income (taux et changes) affiche une progression de 18%, à 3,37 milliards, malgré la remontée des taux longs à la suite des annonces récentes de la Fed. Le deuxième trimestre 2012 constitue toutefois une base de comparaison favorable. Au-delà des activités de marchés, l’ensemble des métiers de Citigroup ont progressé, ou au pire stagné. Les revenus totaux du groupe ont atteint 20 milliards de dollars (+8%), hors exceptionnels.
Les provisions pour pertes de crédit ont de leur côté continué à décroître, passant de 3,5 à 2,6 milliards de dollars, grâce au redressement des prix de l’immobilier. Le groupe a également annulé 787 millions de provisions pour créances douteuses dans Citi Holdings. Cette division, qui concentre les actifs gérés en extinction, affiche aussi sa plus faible perte trimestrielle, soit 274 milliards de dollars. Depuis un an, les actifs de cette dernière ont fondu de 31% mais s’élèvent encore à 131 milliards de dollars. Ils représentent 7% du total des actifs de la banque.
Michael Corbat, aux manettes du groupe depuis l’automne dernier, a continué à réduire la voilure en vendant ce trimestre l’entité brésilienne de crédit à la consommation à Itau Unibanco. L’opération, qui doit encore être approuvée par les autorités locales, entraînera un gain voisin de 300 millions de dollars.
La banque a également annoncé vouloir sortir d’Uruguay et a finalisé la cession de ses activités roumaines à l’autrichien Raiffeisen. Citigroup reste toutefois la plus internationale des banques américaines: seuls 42 % de ses revenus proviennent d’Amérique du Nord.
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