HSBC met la main sur la gestion de patrimoine de Citi en Chine
HSBC continue de regarder à l’Est pour sa croissance. La banque sino-britannique a mis la main sur l’activité de gestion de patrimoine de Citigroup en Chine, comprenant son portefeuille de clients, des dépôts et avoirs sous gestion d’un montant de 3,6 milliards de dollars.
Le projet de cession, qui sera bouclé au cours du premier semestre 2024, avait été dévoilé fin septembre par l’agence Reuters. La transaction s’inscrit dans la volonté de Citi de sortir de la banque de détail en Chine. Un mouvement annoncé en décembre 2022, rappelle la banque américaine.
Un mouvement de recentrage engagé en 2021
Citi avait d’abord annoncé son intention de se retirer de la banque de détail en Chine en avril 2021 dans le cadre d’une refonte de sa stratégie mondiale. Cette activité servait principalement les clients aisés avec des offres de dépôts, de fonds et de produits structurés.
La taille de cette activité - 3,6 milliards de dollars - est modeste au regard des géants chinois comme ICBC qui est assis sur 400 milliards de dollars d’avoirs dans la gestion de patrimoine, et Bank of China avec 330 milliards de dollars.
La Chine devient, toutefois, un relais de croissance important sur le continent asiatique, alors que les places de Hong Kong et Singapour commencent à être saturées pour la gestion de patrimoine. Le taux d’épargne brut de la Chine, pays de 1,4 milliard d’habitants, dépasse 46% de son PIB. C’est plus du double par rapport aux États-Unis.
Le potentiel de la Chine
Standard Chartered a déjà compris ce potentiel et investi ce marché. La banque britannique a reçu cette année l’approbation des régulateurs locaux pour créer une unité de valeurs mobilières sur le continent. La nouvelle opération offrira une large gamme de services, notamment en matière de souscription et de gestion d’actifs.
Le rachat de l’activité de Citi permettra à HSBC, qui est déjà présent à Hong Kong et Singapour, d’accroître sa présence en Chine et de contrer sa rivale. HSBC s’est engagée à abandonner les zones géographiques moins rentables pour se concentrer sur son principal générateur de revenus, l’Asie. Le groupe a ainsi cédé sa banque de détail aux Etats-Unis et en France.
A lire aussi: Avant de reprendre le réseau de HSBC France, la Banque des Caraïbes se sépare de ses clients et de ses salariés
Depuis que Citi a annoncé son intention de se retirer de la banque de détail sur 14 marchés en Asie, en Europe, au Moyen-Orient et au Mexique dans le cadre de sa réorganisation stratégique, elle a conclu des ventes sur huit marchés. Elle devrait achever la cession de son activité en Indonésie dans le courant de l’année, selon le communiqué de la banque. La réduction de la voilure en Corée et en Russie est en cours. Citi a également annoncé qu’elle allait procéder à l’introduction en Bourse de ses activités de services bancaires aux particuliers, aux petites entreprises et aux marchés intermédiaires au Mexique.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
La banque rouge et noire se fait taper sur les doigts par l’Autorité de contrôle pour avoir systématiquement inclus «Mon assurance au quotidien», un contrat collectif dommages, dans son offre groupée de services bancaires, Sobrio. -
La fièvre de l'IA pousse les énergéticiens américains NextEra et Dominion au mariage
NextEra propose 66,8 milliards de dollars en actions pour s'emparer de son concurrent. A la clé, une prime boursière de 23 %. De quoi former le plus grand énergéticien mondial à plus de 420 milliards de dollars de valeur d'entreprise. -
Indosuez Wealth écope d'une amende de plus de 13 millions d'euros en Espagne
L'autorité espagnole chargée de la prévention du blanchiment de capitaux reproche à la filiale du Crédit Agricole des manquements dans ses systèmes de contrôle des risques. Indosuez Wealth a fait appel de cette décision.
ETF à la Une
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Allianz déçoit les attentes en vie-santé
- La crise politique continue de secouer la livre sterling et les taux britanniques
- La Chine et les Etats-Unis mesurent leurs forces
Contenu de nos partenaires
-
EXCLUSIF Bananes flambéesA la Maison Saint-Martin, Jadot, Vallaud et Glucksmann savourent la fin de la primaire
Depuis la première édition de ces dîners en comité restreint, révélé par l’Opinion en février dernier, les rencontres se multiplient pour faire émerger un candidat commun hors LFI, sans passer par la case primaire de gauche -
Polémique anti-Bolloré : à quel point le cinéma français dépend-il de Canal + ?
A la suite d'une tribune anti-Bolloré, Maxime Saada menace de cesser toute collaboration avec les 600 professionnels du cinéma qui l'ont signée. Une déclaration qui interroge : l'industrie pourrait-elle se passer de Canal + ? -
FractureRoyaume-Uni : le travailliste Andy Burnham face aux démons du Brexit
Alors que les travaillistes esquissent un rapprochement avec l’UE, Andy Burnham est en campagne dans un territoire qui a largement voté pour le Brexit. Cette élection partielle illustre la nouvelle fracture de la politique britannique