Buyster se lance à l’assaut du paiement mobile en France
C’est le 13 septembre, à l’occasion du salon eCommerce Paris 2011, que Buyster effectuera son lancement commercial. Détenue à parité par les trois grands opérateurs mobiles (Orange, SFR et Bouygues Telecom) associés à Atos Origin, la solution entend se faire une place à part sur le marché français du paiement mobile. Elle repose sur le principe d’une authentification forte. Que ce soit pour un usage via internet ou mobile, l’utilisateur, qui aura au préalable renseigné une fois pour toute son numéro de carte bancaire, devra confirmer le paiement grâce à un code reçu par SMS et à un code confidentiel Buyster à six chiffres. Le service est gratuit et accessible à tout propriétaire d’un mobile, peu importe son opérateur.
Le mode de rémunération ne réserve pas de surprise. «Une commission de 1% à 3% est facturée au commerçant sur chaque transaction réalisée avec Buyster», précise Eric Gontier, directeur général de la société. Les commerçants d’ores et déjà séduits sont au nombre de trente, dont plusieurs poids lourds de l’e-commerce (Rueducommerce, BrandAlley...). Et quelque 30.000 e-boutiques seront compatibles le mois prochain grâce aux partenariats avec plusieurs prestataires de services de paiement, notamment bancaires (Merc@net de BNP Paribas et Payline de Monext, filiale du Crédit Mutuel Arkéa).
Sans le souligner, les opérateurs mobiles, via Buyster, lancent un vrai défi aux acteurs bancaires qui investissent également le marché. En juin, le Crédit Agricole a ainsi lancé Kwixo, un porte-monnaie électronique multicanal permettant le transfert d’argent entre particuliers et le paiement sur des sites marchands. Pour se différencier des solutions proposées par les établissements bancaires, Buyster estime que la simplicité d’utilisation et l’ergonomie du système constituent un argument de poids pour les e-commerçants.
La société met également en avant l’agrément comme établissement de paiement octroyé en avril dernier par l’Autorité de contrôle prudentiel. Celui-ci est exportable dans le cadre d’une demande de passeport vers d’autres pays européens, ce qui sigifie que Buyster pourrait élargir son horizon à l’avenir. Mais l’entreprise assure vouloir déjà réussir son lancement en France. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), le chiffre d’affaires des sites marchands a atteint 17,5 milliards d’euros au premier semestre, en hausse de 20%.
Plus d'articles du même thème
-
Donald Trump et les ténors de l'IA signent un accord de régulation a minima
Le président américain a reçu, mardi 29 septembre, plusieurs dirigeants d’entreprises d’intelligence artificielle à la Maison-Blanche. Ils ont signé un «accord contraignant sur le plan moral». -
Joséphine Loreal (Montefiore) : « Nous nous engageons aux côtés des gestionnaires de patrimoine »
A l'occasion de Patrimonia, la directrice du private wealth du gérant de private equity évoque les raisons de sa venue ainsi que les dernières actualités tant côté investissements que sorties. -
Le gouvernement turc crée un conseil pour la liquidation forcée des fonds
De nouvelles mesures ont été discutées pour le renforcement de la supervision des marchés en Turquie, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan.
ETF à la Une
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le gendarme bancaire et financier alerte à nouveau sur le risque quantique
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Wero engage sa seconde croisade en Europe, soutenu par BNP Paribas
Contenu de nos partenaires
-
L’âge d’or et de raison d’Amouage
Depuis sept ans, Renaud Salmon accompagne la mue de la maison omanaise de parfumerie Amouage. Pour ses deux nouvelles créations extrêmement concentrées, Overture 41 et Decision 42, le directeur créatif livre une partition de haute-volée. -
Hôtellerie de luxe : le Gard s'impose comme la destination chic de l'automne
Entre Castillon-du-Gard et Uzès, quinze kilomètres suffisent pour traverser les siècles. Deux hôtels cinq étoiles ponctuent cette échappée dans un Sud encore lumineux, enfin libéré de la foule estivale. Ici, le luxe tient à une équation simple : le temps et l'espace. -
« Comme une Constitution » : Ce que contient l’accord sur l’IA de Donald Trump avec la Silicon Valley
Mardi, le président américain a signé un accord d’autorégulation avec les patrons de l’IA. Le texte prévoit surtout la mise en place d’audits pour vérifier la conformité des modèles aux normes de cybersécurité