Buyster se lance à l’assaut du paiement mobile en France

Lancée par Bouygues Telecom, Orange, SFR et Atos, la solution de paiement a reçu en avril l’agrément de la Banque de France
Antoine Duroyon

C’est le 13 septembre, à l’occasion du salon eCommerce Paris 2011, que Buyster effectuera son lancement commercial. Détenue à parité par les trois grands opérateurs mobiles (Orange, SFR et Bouygues Telecom) associés à Atos Origin, la solution entend se faire une place à part sur le marché français du paiement mobile. Elle repose sur le principe d’une authentification forte. Que ce soit pour un usage via internet ou mobile, l’utilisateur, qui aura au préalable renseigné une fois pour toute son numéro de carte bancaire, devra confirmer le paiement grâce à un code reçu par SMS et à un code confidentiel Buyster à six chiffres. Le service est gratuit et accessible à tout propriétaire d’un mobile, peu importe son opérateur.

Le mode de rémunération ne réserve pas de surprise. «Une commission de 1% à 3% est facturée au commerçant sur chaque transaction réalisée avec Buyster», précise Eric Gontier, directeur général de la société. Les commerçants d’ores et déjà séduits sont au nombre de trente, dont plusieurs poids lourds de l’e-commerce (Rueducommerce, BrandAlley...). Et quelque 30.000 e-boutiques seront compatibles le mois prochain grâce aux partenariats avec plusieurs prestataires de services de paiement, notamment bancaires (Merc@net de BNP Paribas et Payline de Monext, filiale du Crédit Mutuel Arkéa).

Sans le souligner, les opérateurs mobiles, via Buyster, lancent un vrai défi aux acteurs bancaires qui investissent également le marché. En juin, le Crédit Agricole a ainsi lancé Kwixo, un porte-monnaie électronique multicanal permettant le transfert d’argent entre particuliers et le paiement sur des sites marchands. Pour se différencier des solutions proposées par les établissements bancaires, Buyster estime que la simplicité d’utilisation et l’ergonomie du système constituent un argument de poids pour les e-commerçants.

La société met également en avant l’agrément comme établissement de paiement octroyé en avril dernier par l’Autorité de contrôle prudentiel. Celui-ci est exportable dans le cadre d’une demande de passeport vers d’autres pays européens, ce qui sigifie que Buyster pourrait élargir son horizon à l’avenir. Mais l’entreprise assure vouloir déjà réussir son lancement en France. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), le chiffre d’affaires des sites marchands a atteint 17,5 milliards d’euros au premier semestre, en hausse de 20%.

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