BPCE solde peu à peu ses participations héritées d’avant la crise
Le groupe a annoncé la vente de 4% du capital de Nexity, qui a clôturé hier à 31 euros, contre un prix d’achat à 68 euros par les Caisses d’Epargne en 2007.
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Alexandre Garabedian
BPCE continue en cette fin d’année d’alléger son portefeuille de participations non stratégiques. Conseillée par Rothschild, la banque a annoncé hier soir son intention de céder 2,2 millions d’actions Nexity représentant 4% du capital et des droits de vote du groupe de promotion immobilière et d’administration de biens. Le placement accéléré des titres, dont le résultat devrait être annoncé ce matin, est réalisé par la Société Générale. Il devait s’effectuer à un prix compris entre le dernier cours coté de Nexity, soit 31 euros, et 29,25 euros.
«A l’issue de l’opération, la participation résiduelle du groupe BPCE au capital de Nexity s’établira à 36,5% et sera désormais consolidée par mise en équivalence. Dans le cadre du placement des titres cédés, le groupe BPCE souscrira à un engagement de conservation de 6 mois visant sa participation résiduelle», indique un communiqué.
Le groupe poursuit ainsi le nettoyage des participations héritées d’avant la crise financière de 2007, lorsque Caisses d’Epargne et Banques Populaires se livraient à une course aux acquisitions. Dès la constitution de BPCE, en 2009, la ligne Nexity avait été qualifiée de non stratégique. L’investissement a été particulièrement malheureux. L’Ecureuil était rentré au capital du promoteur début 2007 par échange de titres Crédit Foncier à un prix moyen de 68 euros par action. Il a vite dû déprécier la ligne.
Le groupe ne communique pas la valeur des actions Nexity dans ses comptes. Selon des documents internes datant de 2010, lors du «projet U2» d’absorption des holdings de participations des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne par BPCE, les 40,84% du groupe dans Nexity étaient alors valorisés à 884 millions. Ils en vaudraient 200 millions de moins sur la base de la capitalisation boursière de Nexity hier. A fin 2013, BPCE portait encore un écart d’acquisition de 709 millions d’euros sur cette participation. Mais la hausse du titre (+13% en 2014 et un doublement depuis fin 2011) plaide aujourd’hui pour l’amorce d’une sortie.
BPCE a aussi soldé mi-novembre pour 185 millions d’euros ses intérêts résiduels dans Foncia, autre diversification intempestive dans l’immobilier, due cette fois aux Banques Populaires. Apportée elle aussi par les Banques Populaires, la banque roumaine VBRO pourrait être cédée dans les tout prochains jours, selon les Echos d’hier. BPCE a déprécié de 119 millions d’euros cette participation au troisième trimestre.
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