BPCE s’estime suffisamment armé pour faire face à l’impact de Bâle 3
BPCE, qui a dégagé au troisième trimestre un résultat net de 837 millions d’euros et un produit net bancaire de 5,46 milliards d’euros, marqué par une stabilité dans les réseaux, se montre serein sur le plan de sa structure financière. Le groupe a poursuivi dernièrement son programme de remboursement des aides publiques. Il lui reste encore à retourner 1,2 milliard d’euros d’actions préférentielles détenues par l’Etat et 1,7 milliard d’euros de titres super subordonnés, soit 2,9 milliards d’ici 2013.
D’un trimestre à l’autre, les risques pondérés ont reflué de 6% pour s’établir à 403 milliards d’euros au 30 septembre. Une baisse principalement imputable à Natixis, où ils ont diminué de 20%, à 110,9 milliards d’euros. La filiale de BFI s’est notamment délestée d’un portefeuille de dérivés complexes de crédit et s’est tournée vers une approche dite avancée pour les risques de crédit.
A fin septembre, les ratios core tier one et tier one du groupe BPCE ressortaient respectivement à 7,7% (+0,3 point de pourcentage sur trois mois) et 9,8% (+0,2 point). Au niveau de Natixis, ils s’établissaient à 10% et 11,2%. En prévision de la mise en place des normes Bâle 3, la banque a livré à titre d’illustration une série d’hypothèses permettant d’en évaluer l’impact. Les actifs pondérés par le risque de BPCE devraient augmenter de 60 milliards d’euros, avec un impact en ratio estimé à -70 points de base (pb), compte tenu de la reprise de la déduction à 50% effectuée sous Bâle 2 sur la titrisation. Pour Natixis, l’augmentation se chiffrerait à 25 milliards d’euros, un montant auquel s’ajouterait le traitement des certificats coopératifs d’investissement. Quant aux nouvelles déductions du capital prudentiel étalées entre 2013 et 2018, elles pourraient atteindre jusqu'à 0,5 milliard d’euros (-10 pb).
D’autres éléments viendraient jouer un effet atténuateur, notamment des résultats mis en réserve et les émissions de parts sociales des réseaux jusqu’à fin 2012 (+180 pb sur le ratio de fonds propres durs), le passage prévu en méthode avancée sous Bâle 2 des réseaux (+60 pb) ou encore des opérations d’optimisation (+60 pb). Au bout du compte, le groupe se dit «confiant dans sa capacité à respecter, début 2013, un ratio minimal de core tier one de 7 %, sans faire appel au marché, et après remboursement de l’Etat».
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