BPCE ralentit ses ventes de parts sociales
Le moteur des parts sociales ralentit chez BPCE. Au premier semestre 2011, les réseaux des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires ont vendu seulement 379 millions d’euros de parts sociales, selon les chiffres fournis par le groupe. A la même époque, l’an dernier, les montants atteignaient 1,1 milliard dans le réseau Caisse d’Epargne. L’exercice 2009 avait été encore plus prolifique avec 3,7 milliards d’euros levés par ce biais.
Les parts sociales sont émises par les sociétés locales d’épargne (SLE), elles-mêmes actionnaires des caisses d’épargne régionales. Depuis le 1er janvier 2010, pour des questions d’harmonisation comptable avec les Banques Populaires, les SLE sont consolidées dans les comptes de BPCE.
Cette intégration et la souscription de parts sociales ont permis au groupe d’augmenter de 3,5 milliards d’euros son capital sur l’exercice 2010, sur un total de 47,3 milliards (avant retraitements réglementaires). Une hausse qui a fait plus que compenser sur cette période le remboursement à l’Etat des actions de préférence et des titres subordonnés très coûteux qu’il détenait. En termes de ratios core tier one, cet effet positif avait été estimé à 0,6 point.
La banque ne livre pas d’explication à ce net ralentissement des ventes de parts sociales en 2011. Mais elle a moins d’urgence à muscler son capital depuis qu’elle s’est affranchie en début d’année du soutien de l’Etat. Dans la perspective de la mise en œuvre des nouvelles normes de Bâle 3, plus pénalisantes pour les banques françaises en termes de liquidités que de fonds propres, on peut penser que le groupe a davantage utilisé sa force de frappe commerciale pour chercher des ressources de bilan auprès de sa clientèle.
A la date du 25 juillet, BPCE avait ainsi placé 2,8 milliards d’euros d’obligations auprès de la clientèle des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, soit 11% de son programme de financement à moyen et long terme. Un nouvel emprunt à 5 ans, dont le montant oscillera entre 490 et 588 millions d’euros au maximum, va être commercialisé à partir de demain et jusqu’au 6 octobre dans les réseaux. D’autres banques sont coutumières du fait, à l’image du Crédit Agricole, qui a réalisé 15% de son programme de financement 2011 à travers ses réseaux de détail.
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