BPCE investira 600 millions d’euros par an dans le digital à horizon 2020
BPCE a présenté mercredi son plan stratégique 2018-2020 baptisé « TEC 2020 » (pour Transformation digitale, Engagement et Croissance). Concernant le dernier axe, le groupe bancaire présidé par François Pérol entend notamment augmenter son portefeuille clients de 630.000 bancarisés principaux au sein des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, qui glaneraient en outre 70.000 clients actifs professionnels, 9.500 clients entreprises et institutionnels ainsi que 120.000 clients à potentiel patrimonial (Caisse d’Epargne). Dans l’ensemble, le pôle de banque de proximité, qui intègrera aussi l’offredigitale Fidor, vise une croissance annuelle de ses revenus d’environ 2%.
Dans les services financiers spécialisés, l’objectif de croissance annuel des revenus est fixé à 6% par an, en ligne avec celui dévolu au pôle gestion d’actifs. Sur le segment assurantiel, où BPCE veut devenir d’ici 2020 l’un des cinq premiers assureurs de personne français, la croissance des revenus atteindrait 7%. L’objectif de croissance pour la banque de grande clientèle est lui arrêté à 3% par an.
Ce plan de développement est assis sur la volonté de dégager plus de 750 millions d’euros de synergies de revenus entre Natixis et les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne d’ici 2020, après 800 millions sur la période 2013-2017. Concernant les coûts, un plan d’optimisation doit permettre de dégager 1 milliard d’euros d’économies en année pleine à l’horizon de la fin du plan.
La transformation digitale va quant à elle s’accélérer à partir de l’organisation mise en place début 2017 autour de la taskforce digitale, avec l’objectif que, d’ici 2020, 90% des clients soient utilisateurs actifs des espaces digitaux du groupe et que 10% des souscriptions soient réalisées via les canaux digitaux. Les investissements dans la transformation digitale seront portés à 600 millions d’euros par an à horizon 2020.
Concernant l’engagement, BPCE annonce notamment sa volonté d’octroyer plus de 10 milliards d’euros de financements en faveur de la transition énergétique. Le groupe entend par ailleurs afficher plus de 25 milliards d’euros de collecte nette d’épargne responsable, et réaliser deux émissions annuelles de green bonds. Ses salariés bénéficieront par ailleurs de 10 millions d’heures de formation et seront à terme tous équipés d’outils digitaux.
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
En termes de solvabilité et de rentabilité, la banque a tenu dès ce semestre des promesses faites pour l'année 2027. Les investisseurs semblent saluer les efforts réalisés depuis six mois, le titre BNP Paribas ayant effectué un notable rattrapage vis-à-vis de ses pairs européens. Il reste encore à ramener BNL et Arval dans les standards fixés par le groupe. -
Les ambitions d'UniCredit concernant Commerzbank peinent à séduire
UniCredit a publié des résultats au-dessus des attentes et revendique un trimestre record. L’italienne détaille également son projet d’intégration de Commerzbank. Malgré tout, les investisseurs préfèrent prendre leurs bénéfices. -
Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
Le directeur général du Crédit Agricole prendra la présidence de la Fédération bancaire française à partir du 1er septembre.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- La BFI de Bred Banque Populaire veut tout avoir d’une grande
- Le secteur technologique donne des signes de craquements en Bourse
- Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
- Les marchés se préparent à un discours ferme de la BCE
- Dassault Systèmes voudrait racheter l'américain ArisGlobal pour 2 milliards de dollars
Contenu de nos partenaires
-
EditorialMeurtre à Crépol : regarder en face le « racisme anti-blanc »
Il ne faut pas se laisser piéger par les communautaristes patentés qui prônent une hiérarchie dans la haine raciale, ni par la clique sociologisante qui réfute ce racisme appliqué aux Blancs au prétexte qu'il ne relèverait pas d'une oppression systémique -
Ça va piquerFranchises médicales : les gros consommateurs passent à la caisse
Sébastien Lecornu s’attaque au terrain très sensible du reste à charge des Français, un an après l’échec de son prédécesseur à faire adopter une mesure similaire -
He's backLe retour du chaos tarifaire de Donald Trump
Le président américain veut à nouveau en découdre sur le plan commercial, en dégainant de nouvelles menaces et de nouveaux droits de douane. Une démonstration de force qui n'est pas sans failles