BPCE et Natixis se préparent aux échéances prudentielles
BPCE et sa filiale Natixis mettent leur structure financière en ordre de marche pour s’adapter à la crise et préparer les exigences réglementaires.
Le groupe mutualiste entend réduire son besoin de liquidité global de 25 à 35 milliards d’euros pour la fin de l’année 2013, dont 15 à 20 milliards pour Natixis. En 2012, le programme de refinancement moyen et long termes de BPCE sera déjà ramené à 21 milliards d’euros, contre 27,3 milliards cette année.
A l’occasion de la publication de ses comptes trimestriels, le groupe a également précisé ses objectifs de renforcement de sa solvabilité d’ici à 2013, alors que son ratio de fonds propres durs core tier one (CT1) s’est stabilisé à 8,6%. BPCE s’estime en mesure de dépasser 9% au 30 juin 2012, niveau minimum fixé par l’Autorité bancaire européenne (EBA), notamment grâce au passage en méthode avancée sous Bâle 2, à la mise en réserve des résultats et à l’émission de parts sociales.
Le ratio CT1 de Natixis a progressé de 20 points de base (pb), à 8,8%, au troisième trimestre. Mais le remboursement de titres supersubordonnés et l’émission d’obligations dites P3CI, souscrite par BPCE pour 6,9 milliards d’euros, devraient permettre de réduire ses actifs pondérés de 25,6 milliards et lui faire gagner environ 200 pb de solvabilité. En tenant compte de cette opération (déjà approuvée et prévue début 2012), Natixis s’estime en mesure d’afficher un ratio supérieur à 10% au 31 décembre 2011, malgré l’effet de la réglementation Bâle 2.5 (-60 pb).
Corrigé de l’effet de Bâle 3 (-170 pb) et bonifié de la mise en réserve du bénéfice, ce ratio devrait dépasser les 9% au 1er janvier 2013. Mais contrairement à BNP Paribas et SocGen, BPCE n’a pas encore pris position sur la suppression du dividende pour l’exercice 2011.
Natixis a également mis en place un nouveau plan de réduction de ses risques pondérés de 10 milliards d’euros à fin 2013. Les activités de banque commerciale aux Etats-Unis et en Asie seront arrêtées et les financements export et aéronautique tournés uniquement vers ses principaux clients.
A l’instar de BNP Paribas et de Société Générale, BCPE a appliqué une décote de 60% sur ses obligations d’Etat grecques. Elle a coûté au groupe 507 millions d’euros de résultat net, qui recule de 60% à 332 millions. Pour Natixis, la dépréciation atteint 40 millions d’euros, pour un effet négatif de 17 millions sur le résultat net. En définitive, le résultat net progresse de 13%, à 344 millions.
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