La banque a enregistré une simple stabilité de ses revenus sur la période, à 6,3 milliards d’euros (+0,2%), et son profit net s’est érodé de 3%, à 1,3 milliard. Il est notamment pénalisé par la hausse des taux de l'épargne réglementée. La banque est particulièrement exposée au phénomène, les caisses d'épargne étant le distributeur historique du Livret A. «La hausse des taux est un élément à terme positif pour toute banque de détail car elle permet d’augmenter à terme la marge de crédit, mais sa rapidité et le fait qu’une partie de cette hausse s’applique sur l’épargne réglementée se traduit temporairement par un tassement de la marge», a expliqué Laurent Mignon. Le décalage entre le bénéfice de la hausse des taux sur les crédits et les taux de refinancements, «devrait perdurer pendant quelques temps», note le dirigeant.
La baisse des marchés pèse sur la gestion d’actifs
Le pôle Global financial services, actuellement dirigé par Nicolas Namias, qui regroupe la gestion d’actifs et de fortune ainsi que les activités de la banque de grande clientèle de Natixis, affiche un revenu de 1,7 milliard d’euros au troisième trimestre, en baisse de 3,7%. Les revenus de la banque de grande clientèle progressent de 3,8% sur le trimestre à presque 900 millions d’euros, mais les gestions d’actifs et de fortune, très pénalisées par l'évolution des marchés, présentent des revenus en baisse de 11% sur le trimestre à environ 800 millions d’euros.
Le coût du risque a progressé de 1,4% sur le trimestre, à 347 millions d’euros. « Nos crédits étant à taux fixe, la hausse des taux n’affectera pas la solvabilité de nos clients et ne se traduira pas par une augmentation potentielle du coût du risque », explique Laurent Mignon. Le ratio de solvabilité CET1 du groupe s’est amélioré de 0,2 point sur un an, à 15,1% au 30 septembre.
En parallèle de la publication de ces résultats intermédiaires, BPCE a annoncé être entrée en négociations exclusives en vue de racheter Eurolocatique, un spécialiste du financement d’équipements de santé dont le résultat avant impôt oscille entre 6 et 7 millions d’euros. Cette acquisition, dont le montant n’est pas précisé mais qui reste très subsidiaire à l'échelle du groupe, pourrait être réalisée au premier trimestre 2023.
L’amélioration de la confiance et des conditions de financement pourrait favoriser un rebond plus large sur le segment du mid-market, relève Jérôme Morisseau, co-responsable de la banque d’investissement France de Bank of America.
L’assureur italien s’est dit prêt à examiner l’offre de MPS, notamment au regard des bénéfices potentiels d’une collaboration industrielle plus large avec la banque toscane.
Mercredi, l'agence Reuters avait indiqué que la banque privée vietnamienne discutait avec plusieurs investisseurs étrangers, dont BNP Paribas. La banque française affirme ne pas avoir de projet de prise de participation au capital de Techcombank.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
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Première licorne tricolore dans le domaine de l’informatique quantique, Pasqal entre ce vendredi 28 août à la bourse de New York et lève 360 millions de dollars.
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