Boursorama table sur une forte croissance de ses activités de crédit
Boursorama pousse ses feux sur le marché du crédit en France. Le plan d’affaires de la banque en ligne à horizon 2016 met l’accent sur la croissance de l’activité de crédit immobilier et de crédit à la consommation, selon les éléments communiqués par la Société Générale dans sa note d’information relative à l’offre publique d’achat lancée sur sa filiale cotée. Un projet d’OPA auquel l’Autorité des marchés financiers a donné son feu vert le 29 avril.
Le plan d’affaires 2014-2016 de Boursorama, dont les hypothèses ont été extrapolées jusqu’en 2020, sert de base à l’évaluation du prix de l’action dans le cadre de l’offre. Pour l’activité banque en ligne en France, qui représente près de la moitié du produit net bancaire (PNB) de Boursorama, une hausse moyenne de 17% par an de l’encours de crédits aux particuliers est prévue. De 2,3 milliards d’euros à fin 2013, le stock de crédits hypothécaires grandirait de 19% par an entre 2014 et 2016, avant de ralentir. «Cette forte hausse traduit une stratégie d’élargissement de la base clients de Boursorama qui s’appuie notamment sur la hausse des dépenses de marketing (+8% par an)», indique la note d’information.
Dans le crédit à la consommation, les encours doivent décupler d’ici à 2016. Il est vrai que Boursorama part quasiment de zéro, l’activité de prêt personnel ayant été lancée en avril 2013.
Le ratio de prêts sur dépôts, de 58% en 2013, devrait ainsi continuer à monter car les premiers progresseront plus rapidement que les seconds. Boursorama estime ses taux de croissance annuels à 20% pour les dépôts à vue d’ici à 2016, à 18% pour le Livret A, à 13% pour les comptes sur livrets et à 4% seulement pour les dépôts à vue titres «traduisant la moindre progression des activités de courtage au sein de la nouvelle clientèle acquise».
Au total , le PNB en France progresserait de manière régulière de 8% par an, les charges de 7%, le résultat brut d’exploitation de 10% par an et le coût du risque, de 9 pb l’an dernier, s’accroîtrait peu à peu jusqu’à 20 pb en 2020 compte tenu de la montée en puissance du crédit.
Le courtage (25% du PNB) table quant à lui sur une croissance de 6,8% par an d’ici à 2016, tandis que l’activité médias espère maintenir à 5% sa part dans le PNB.
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