BNP Paribas tire parti de provisions en repli durable
La banque française a publié ce lundi matin un bénéfice net en hausse de 31,2% au titre du deuxième trimestre (2,105 milliards d’euros), supérieur aux attentes, grâce à un recul plus prononcé que prévu des provisions pour mauvaises créances qui compense la baisse des revenus de ses activités de marché. Le produit net bancaire a enregistré une progression de 11,8% à 11,17 milliards.
L’action du groupe a ouvert en forte hausse suite à ces résultats, le titre d’adjugeant 4,29% à 54,97 euros quelques minutes après l’ouverture des marchés alors que l’indice de référence Stoxx 600 des banques européennes progressait de 1,47%.
Les provisions pour risque de perte sur le crédit de la deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière ont reculé de 53,9% à 1,08 milliard d’euros, après la forte hausse observée sur 2009 du fait de la crise économique et financière. Baudouin Prot, le directeur général de BNP Paribas, estime que la décrue des provisions est désormais une tendance durable. «C’est la conséquence de la reprise économique», a-t-il expliqué sur la radio BFM, avant d’assurer «(exclure) tout à fait l’idée d’un retour en récession».
La banque n’exclut toutefois pas une nouvelle hausse du coût du risque en Italie, où elle est présente à travers sa filiale BNL.
BNP Paribas explique aussi être «en avance» sur son programme de synergies liées à l’intégration de la banque belge Fortis, rachetée l’an dernier, avec 402 millions d’euros de synergies dégagées sur un objectif annuel de 900 millions.
Dans la banque de financement et d’investissement, le recul du résultat avant impôt est en outre moins fort que prévu, à 16,4% au deuxième trimestre contre -20% attendu par le marché.
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