BNP Paribas se démarque au premier trimestre malgré des revenus en baisse
BNP Paribas a annoncé ce matin un bénéfice net de 1,81 milliard d’euros au premier trimestre, en hausse de 10,1% sur un an et supérieur aux attentes des analystes. Hors éléments exceptionnels, il progresse encore de 4%. La forte baisse du coût du risque a contribué à ces résultats : les provisions sur les portefeuilles de prêts ont baissé de 27% sur un an à 757 millions d’euros, grâce notamment au mouvement de reprise de l'économie en Europe. La banque s’est adjugé la plus forte progression du CAC 40 en début de séance (+2,89% 50 minutes après l’ouverture) et le titre restait en hausse de 0,9% à midi.
Le produit net bancaire du groupe (PNB) est toutefois en recul de 2% sur un an, à 10,84 milliards d’euros. Dans le sillage de ses concurrents européens et américains, le pôle CIB (BFI) voit son activité chuter de 18,9% en raison de la forte baisse des activités de marché (-24,4%). Alors que la division prépare des coupes d’effectifs sévères, son résultat avant impôt s’effondre de 54,5%, à 403 millions d’euros.
En recul de 0,7%, le PNB du pôle marchés domestiques (domestic markets) est pénalisé par la banque de détail en France (-2,7%) et surtout par BNL en Italie (-8,9%), alors que la Belgique et les métiers spécialisés (Arval, etc) tirent leur épingle du jeu.
Enfin, la division services financiers à l’international se replie également de 0,7%, du fait d’un effet de change défavorable et de la contre-performance de l’assurance, dont les revenus décrochent de 20,8%. « Une partie des revenus [de l’assurance] étant comptabilisés en valeur de marché, ils enregistrent l’impact ponctuel de la baisse des marchés ce trimestre », souligne le communiqué de BNP Paribas.
Les encours de l’assurance progressent tout de même de 0,8% sur un an et d’un trimestre sur l’autre, alors que ceux de la banque privée et de la gestion d’actifs poursuivent leur décrue. A fin mars, les encours de la gestion d’actifs sont en recul de 2,4% par rapport à fin décembre 2015, à 381 milliards d’euros, et le premier trimestre a été marqué par une décollecte de 4 milliards d’euros.
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