BNP Paribas Fortis place la maîtrise des coûts au centre de son plan 2015
Alors que BNP Paribas devrait annoncer un plan stratégique 2013-2015 au début de l’année prochaine, sa filiale belge a communiqué le sien. Celui-ci semble notamment préfigurer les réformes qui attendent les banques de détail en Europe, confrontées à l’érosion de leur rentabilité.
Pour ses clients particuliers, BNP Paribas Fortis veut poursuivre son approche multicanal. Entre 2008 et 2012, les opérations de base effectuées au guichet ont diminué de 50% à 80%, alors que les activités de conseil ont augmenté de 35%. Aujourd’hui, plus de 56% des 3,7 millions de ses clients ont souscrit un contrat «PC banking».
Conséquence, «les lieux de fréquentation des clients évoluent et la banque va adapter le déploiement de son réseau d’agences en conséquence», indique l’établissement. Concrètement, la spécialisation des agences par clientèle est en marche: «certaines se consacreront aux activités de conseil à haute valeur ajoutée en augmentant la disponibilité des gestionnaires de relations».
Dans d’autres agences, dont on imagine que l’activité est centrée autour d’opérations simples pour une clientèle plus modeste, «BNP Paribas Fortis continuera à investir dans son parc d’automates». En complément, la filiale va renforcer ses quatre «contact-centres», dont le nombre de conseillers passera de 400 actuellement à 500.
Cette réorganisation s’intègre dans une politique d’économies renforcée. En effet, «les taux historiquement bas et les prévisions de très faible croissance économique n’augurent pas d’une augmentation significative des revenus», indique la banque. L’objectif du plan 2013-2015 est de faire revenir le coefficient d’exploitation sous la barre des 70% - contre 72% au troisième trimestre 2012. Parmi les mesures décidées, BNP Paribas Fortis va diminuer ses recrutements annuels: de 850 ETP en moyenne pendant le plan industriel 2009-2012 (dans la foulée de l’acquisition du Fortis Banque par le groupe français), ils passeront à moins de 200 entre 2013 et 2015.
Pour les entreprises, la filiale belge est devenue centre de compétences mondial du groupe pour le financement export, la gestion de trésorerie et l’affacturage; elle pilote également le réseau européen de 150 centres d’affaires mis en place dans 16 pays. Pour les grandes entreprises plus spécifiquement, BNP Paribas Fortis reprendra en 2013 les activités de financement de projets du groupe pour l’Europe (hors France et Italie), le Moyen-Orient et l’Afrique.
Plus d'articles du même thème
-
« La liquidité, c’est la confiance »
Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments, se penche sur la récente fièvre de l'obligataire et les tensions sur les taux. -
Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
Agée d'à peine plus de trente ans, cette nouvelle voix de la Direction générale du Trésor navigue entre régulation, affaires publiques et intérêts privés avec la conviction que derrière les chiffres et les textes, la finance reste avant tout une affaire de confiance. -
TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
Dans son nouveau plan stratégique à horizon 2030, le pétrolier vise une hausse de son dividende de 5% par an et un taux d'endettement inférieur à 10%. La production d'énergie est toujours attendue en croissance annuelle de 4% avant un ralentissement à 2-3% entre 2030 et 2035.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
IdentitésMigrants : l’imposture des catholiques identitaires
Comme les salafistes, comme les évangéliques qui ne s’intéressent plus qu’aux codes de la religion, l’extrême droite néo-chrétienne fige le message du Christ dans une culture réduite à une ligne de démarcation et oublie la religion -
Présidentielle 2027 : un second tour Le Pen-Mélenchon inévitable, selon un sondage
La candidate d’extrême droite et le chef de file insoumis se retrouveraient au second tour dans toutes les configurations, selon un sondage publié lundi 28 septembre. -
Percée du RN, LFI et majorité à droite : ce qu’il faut retenir des élections sénatoriales
Dimanche, 178 sièges du Sénat ont été renouvelés. D’après les premières estimations, les principaux équilibres restent conservés, avec les élections surprise de 14 à 15 sénateurs RN.